Opérateurs : l'Indien Reliance tisse sa toile

L’opérateur indien, membre du puissant conglomérat Reliance, affiche ses ambitions globales. Avec le rachat de l’opérateur virtuel britannique Vanco en mai dernier, ce n’est rien moins qu'aux BT Global Services, Verizon Business et autres Orange Business Services que Reliance veut se mesurer.

« Nous voulons devenir l’un des acteurs du Top 5 des solutions télécoms pour entreprises et opérateurs », explique, très direct, Eric Havette, directeur général Europe du Sud de Vanco. Pour cela, l’opérateur, racheté en mai dernier par Reliance Communications et intégré à sa branche Global Communications, affiche une offre qu’il veut complète : connectivité mondiale haut débit, offres WiMax dans des régions ciblées du monde – les pays en voie de développement principalement -, hébergement, mais aussi services administrés de sécurité ou encore pour les applications et l’infrastructure Ethernet. Et, du coup, Vanco gagne un atout : l’accès, à prix cassé, au réseau mondial de fibres optiques Flag de Reliance Global Communications.

Pour Eric Hayette, s’adosser à un groupe tel que Reliance Communications et, plus loin au conglomérat indien Reliance – présent notamment dans les services financiers et d’assurance, dans la production audiovisuelle et dans la distribution énergétique et, géographiquement, dans 160 pays – est un avantage considérable : « avant, Vanco était perçu comme « petit », malgré ses 1 500 entreprises et 200 opérateurs clients. Il y a même certaines opportunités que l’on n’a pas réussi à concrétiser faute d’une assise financière et d’une promesse de pérennité suffisantes. »

Désormais, la question ne semble plus se poser : « le marché indien, notamment celui de la téléphonie mobile, est une énorme source de liquidités. » Et pour mieux rassurer, Eric Hayette souligne la présence d’un centre d’hébergement Vanco en France, à Saint Denis. Et tant pis si, pour l’heure, celui-ci reste modeste avec une surface de 1000 m2. Car, certes, Reliance va devoir investir largement dans le déploiement de son réseau de téléphonie mobile 3G domestique – et GSM, pour lequel Reliance a obtenu une licence début 2008 en Inde –, « mais cela ne se fera pas au détriment de la croissance en Europe. »

Une affirmation qui sonne en écho de celle que nous formulait Punit Garg, président de Reliance Global Communications, à Navi Mumbai, en juillet dernier : « Nous avons acheté [Vanco] pour croître, pas pour tuer. […] Nous pensons que le modèle de Vanco est le bon modèle. » Et de prévoir de faire passer rapidement les effectifs européens de Vanco de 900 à 2 000, « pour servir bien plus de clients dans bien plus de pays. » Reliance Global Communications revendique déjà une présence directe en Pologne, en République Tchèque, et dans les balkans, notamment.

Prudent, Eric Hayette relève que « aujourd’hui, il n’y a pas de contrainte qui fasse que l’on s’interdise d’observer le marché » dans la perspective d’un éventuel rachat. Punit Garg est plus direct : « nous sommes à la recherche de plus d’opportunités de ce type [notamment] pour acquérir des licences et du spectre WiMax. […] Dans ce domaine, nous sommes déjà présents dans une vingtaine de pays. Nous voulons couvrir l’ensemble de l’Europe de l’Est et de l’Amérique Latine. »

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