Restructuration de Viveo : verdict sur le plan social à la mi-septembre

Le jugement en référé devant le TGI de Paris concernant la restructuration de l'éditeur français Viveo a été reporté à la mi-septembre.

Le jugement en référé devant le TGI de Paris concernant la restructuration de l'éditeur français Viveo a été reporté à la mi-septembre. Rappelons que le comité d'entreprise du groupe demande l'annulation du plan de restructuration annoncé en janvier dernier, suite à l'acquisition en début d'année de l'éditeur par le Suisse Temenos, spécialisé sur le même créneau (les logiciels bancaires) que lui. Un rachat conclu pour 81 M€ mais qui doit se solder par le licenciement de plus d'un tiers des salariés (64 sur 180) ainsi que par la disparition des logiciels V.Bank du Français au profit de la gamme T24 de son acheteur suisse.

Selon un communiqué de la CGT, le report s'explique par le retard pris par l'avocat de la direction pour transmettre son argumentaire. L'expert mandaté par le comité d'entreprise souligne, lui, qu'il paraît "difficile de comprendre la logique consistant à éliminer le progiciel VBank, achevé dernièrement après plus de 6 années de développement et ayant occasionné une dépense de R&D globale d'au moins 40 M€, et à justifier parallèlement une restructuration par un manque de ressources pour financer la R&D de Temenos". Pour lui l'acquisition n'avait "probablement pour objectif que de détruire un concurrent". Conclusion : le motif économique invoqué par Temenos pour justifier le plan de restructuration serait fantaisiste.

Signalons qu'une étude publiée à la fin du printemps par la société de gestion d'actifs zCapital sur la gouvernance de 150 sociétés suisses recèle quelques surprises quant aux pratiques des dirigeants de Temenos en matière de rémunération. Les dirigeants et administrateurs de l'éditeur se sont adjugés 38,35 millions de francs suisses l'année dernière, soit plus de la moitié des bénéfices de la société. Un record dans le classement de zCapital pour les petites et moyennes entreprises suisses. A lui seul, Andreas Andreades, patron de Temenos, s'est adjugé près de 30 millions de francs suisses (plus de 22 millions d'euros). Actions comprises, Paul Hermelin, directeur général de Capgemini et plus gros salaire de l'IT en France, a reçu moins de 4 millions d'euros en 2009.

En complément :

- Les syndicats de Viveo résistent au rachat par Temenos et dénoncent la restructuration

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