Android et iOS, OS mobiles préférés des développeurs Open Source

Selon le baromètre de Black Duck Software, les développeurs d’applications mobiles Open Source ont décidé de s’aligner sur le marché et ont sélectionné Android comme leur plate-forme cible favorite. Une confirmation de la cote de popularité grandissante de l’OS. L’iOS des iPhone occupe la seconde place.

En 2010, les développeurs d’applications mobiles Open Source ont certes préféré Android comme réceptacle favori de leur travaux, mais lorgnent encore sur iOS. C’est une des conclusions que l’on pouvait tirer du dernier baromètre de l’éditeur américain de solutions d’audit et de gouvernance de projets Open Source Black Duck Software.

Selon lui, sur les quelque 3 800 nouveaux projets Open Source d’applications mobiles démarrés en 2010, l’OS mobile initié par Google, qui doit aujourd’hui se battre avec ses applications vérolées (voir encadré), aurait été choisi dans 55 % des cas comme cible principale contre 39 % pour l’OS d’Apple. Pour obtenir ces chiffres, Black Duck Software a passé au crible les 9 000 projets Open Source listés dans sa base de données. Le baromètre montre clairement l'écart qui sépare les deux OS phares du marché mobiles des autres : Windows ou Blackberry ne recueillent que 2 % des suffrages chacun. Palm Web OS et Symbian seulement 1 %.

black duck

Si Black Duck Software note une montée en puissance du développement d’applications mobiles Open Source (elles étaient moins de 2000 en 2009), l’éditeur souligne toutefois que la présence de l’OS d’Apple dans le haut du classement laisse penser que les développeurs choisissent leur plate-forme cible en fonction de sa popularité, et ce “quel que soit son degré d’ouverture”. Preuve que l’ouverture n’est pas une condition sine qua non pour les développeurs Open Source.

50 applications Android vérolées
Android victime du syndrome Microsoft ? La semaine dernière, le spécialiste de la sécurité mobile Lookout rapportait qu’une cinquantaine d’applications disponibles sur l’Android Market renfermaient un malware baptisé DroidDream, développé pour subtiliser les données personnelles du terminal. Google confirme avoir supprimé ces applications de sa boutique en ligne ainsi que les comptes des développeurs à l’origine de ces logiciels vérolés. Mountain View explique que le malware en question exploite une faille bien connue et a publié une mise à jour de sécurité pour les terminaux disposant de la version d’Android infectée (jusqu’à la version 2.2.2). Au fur et à mesure que la popularité de l’OS de Google grandit, Android devient une cible de choix pour les hackers. Tout comme l’est Windows sur les postes de travail.
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Pragmatiques, ces derniers s’appuient davantage sur les tendances du marché - donc sur les perspectives de revenus -  et ont choisi la plate-forme qui tracte le marché de la mobilité au niveau mondial. Selon le cabinet Canalys, les ventes de terminaux Android auraient dépassé celles d’appareils Symbian - qui truste la première place du classement depuis des années - au quatrième trimestre 2010. Une montée en puissance suivie donc par les développeurs, qui en 2008 préféraient encore l’iPhone - Android n’étant à l'époque qu’à ces débuts.

Le cas VLC enterré ?

Malgré le poids pris par l'OS mobile sorti des labos de Google, 39 % des développeurs Open Source privilégient encore iOS comme plate-forme cible. Et L’affaire VLC, un lecteur multimedia Open Source, semble aujourd’hui avoir été enterrée. Fin 2010, un blogueur français, développeur du code initial de VLC - VLC for iOS a été développé par Applidium qui utilise le code source de VLC -, pointait du doigt l’incompatibilité de la GPL avec les conditions de vente mis en place par Apple. La firme impose notamment sa propre licence à toutes les applications disponibles sur son AppStore. S’ensuivit une passe d’armes entre Apple et les défenseurs de l’Open Source, qui déboucha au final sur le retrait de VLC for iOS de la boutique en ligne d’Apple.

Ce litige autour des licences n’a visiblement plus de raison d’être, semble dire Black Duck Software qui note que de nombreux projets d’applications mobiles Open Source n’ont tout simplement pas déclaré de licence. Dans le cas inverse, la GPL et la licence MIT, BSD, Apache et Microsoft (!) sont utilisées, indique encore l'éditeur.

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