VMworld Europe 2009 : la virtualisation ne connaît pas la crise

Les derniers résultats trimestriels de VMware avaient laissé entrevoir l’image d’un marché de la virtualisation en pleine forme. L’édition européenne de la grand messe annuelle du leader de la virtualisation semble confirmer la tendance.

p10http://beta.lemagit.fr/wp-content/uploads/2009/12/26jubzgx6g6nhpszlbr2qkchymb3xash.jpgLes résultats de VMware pour le quatrième trimestre 2008 avaient de quoi impressionner, sinon étonner, compte tenu du contexte économique mondial, avec 25 % de croissance du chiffre d’affaires sur un an. En ouverture du salon VMworld Europe, qui se déroule actuellement à Cannes, Maurizio Carli, directeur général EMEA de VMware, est revenu sur ces chiffres, soulignant une progression de 42 % du chiffre d’affaires de l’éditeur en 2008 sur sa zone, malgré « une seconde moitié de l’année difficile. » De quoi s’interroger sur les résultats qu’aurait pu afficher VMware sans la crise… Bref, la virtualisation se porte bien. Confirmation dans la salle : 4 700 personnes se sont enregistrées pour VMworld, contre 4 500 l’an passé : « nous pensions nous satisfaire du même nombre de visiteurs qu’en 2008, mais vous êtes plus nombreux, malgré ces temps difficiles et les restrictions budgétaires mises en place par de nombreuses entreprises, sur les déplacement, » explique Maurizio Carli.

Cette bonne santé, Paul Maritz, PDG de VMware l’explique en ces termes : « l’IT souffre du fait que, pour l’heure, l’essentiel des dépenses va à des éléments non différenciants, avec par exemple plus de 70 % du budget consacré à simplement le faire fonctionner. La virtualisation doit permettre de faire de l’IT un service. »

Bonne humeur parmi les visiteurs

p10http://beta.lemagit.fr/wp-content/uploads/2009/12/5krxy3lzwmlnv7x5wfrslnld7ijoatrz.jpgDans les allées de VMworld Europe 2009, l’ambiance semble au diapason de ces affirmations, avec des mines décontractées sur la plupart des visages. Peut-être la météo, radieuse, y est-elle pour quelque chose ? Non, indiquent trois intégrateurs français – sur le point de déjeuner ensemble mais accessoirement concurrents au niveau commercial – croisés au premier sous-sol du palais des festivals, sur l’exposition : « la virtualisation marche bien. On a bien vu quelques gels de projets ces derniers temps, mais les entreprises veulent consolider pour faire des économies. » Même son de cloche auprès de deux autres intégrateurs pour lesquels, « la virtualisation, c’est le marché des prochaines années. Les entreprises sont prêtes à mettre de l’argent sur la table pour en gagner. » Et puis il y a les considérations technologiques, « la course à la puissance que se livrent Intel et AMD : on ne sait pas exploiter pleinement des processeurs à 4 ou 8 cœurs sans la virtualisation. » Mais ça, c’est du côté des centres de calcul, de l’infrastructure. Car, du côté du poste de travail, si l’on « commence à voir des projets », la maturité du marché semble encore lointaine. Mais l’aspiration des entreprises à une administration de parcs plus économique semble bien réelle.

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