Yazid Sabeg boucle le dossier de reprise d'Altis et compte toujours sur le FSI

C'est fait pour Altis. L'homme d'affaires et commissaire à la Diversité du gouvernement, Yazid Sabeg, a bouclé la reprise de l'usine de semi-conducteurs dont souhaitaient se défaire ses ex-propriétaires, IBM et Infineon. Et Yazid Sabeg compte toujours sur le soutien du Fonds Stratégique d'Investissement, qui lui avait fait une première fois défaut.

En stand-by depuis quelques jours, la reprise du fabricant de semi-conducteurs Altis, propriété d'IBM et de l'Allemand Infineon, par Yazid Sabeg, commissaire à la Diversité et à l'Egalité des chances du gouvernement et président de la SSII CS, semble bouclée. Le transfert des actifs d'Altis Semiconductor vers Altis International, propriété de Yazid Sabeg, a été confirmé hier via un communiqué émis par IBM et Infineon.

Le financement du dossier atteint 200 millions d'euros, dont 90 millions en fonds propres apportés dans les prochaines semaines (le reste provenant du cash présent dans l'entreprise et de prêts bancaires, selon Yazid Sabeg cité par Le Monde). Sur ces 90 millions, Yazid Sabeg a précisé fournir lui-même 40 millions par endettement. Pour le reste, l'homme d'affaire compte sur un investisseur étranger, dont l'identité n'a pas été précisée. "On a deux ou trois investisseurs internationaux qui ont donné un accord de principe pour participer à ce projet. Nous en choisirons un parmi les trois", a-t-il expliqué sur BFM (il avait auparavant précisé qu'il ne s'agissait pas du conglomérat russe Sistema, un temps pressenti).

Sabeg compte toujours sur les 20 M€ du FSI

Le commissaire à la Diversité et à l'Egalité des chances du gouvernement compte également toujours sur la participation du Fonds Stratégique d'Investissement (FSI). Et se dit confiant dans l'issue des discussions avec ce fonds. Selon lui, ce dernier devrait s'engager à hauteur d'une vingtaine de millions d'euros, soit le montant déjà évoqué pour le prêt que discutait ces dernières semaines l'homme d'affaires avec le FSI et qui, selon le Canard Enchaîné, lui avait été refusé. Depuis, Yazid Sabeg a reçu le soutien public du ministre de l'Industrie, Christian Estrosi.

Employant 1 300 salariés à Corbeil-Essonnes, Altis a été créé en 1999 par IBM et Infineon. La société est spécialisée dans la conception de circuits logiques avancés (cartes à puce, composants pour la téléphonie mobile, mémoire). Yazid Sabeg a expliqué vouloir infléchir la stratégie de l'entreprise en investissant dans les puces basse consommation, les mémoires magnétiques et les puces 3D. Son projet de reprise se soldera par 400 licenciements, une des raisons qui a poussé le comité d'entreprise à repousser le projet de reprise le 30 juillet dernier. Yazid Sabeg a affirmé hier prévoir de recruter entre 50 et 100 personnes d'ici à 2013 pour soutenir les nouveaux projets d'Altis. Selon l'AFP, l'homme d'affaires prévoit, à cet horizon, de porter le chiffre d'affaires de l'entreprise dans une fourchette allant de 250 à 300 millions d'euros, contre 170 prévus pour cette année.

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