Sybase IQ 15.3 mise sur l’amélioration du parallélisme

Lancée discrètement durant l’été, la version 15.3 de Sybase IQ n’a beau n’être qu’une mise à jour intermédiaire, elle n’en présente pas moins certaines avancées significatives avec, en particulier, le support d’un important niveau de parallélisme dans le traitement des requêtes.

Sybase IQ est un SGDB dédié au décisionnel, avec stockage en colonnes, compression des données, indexation étendue... Les versions précédentes à la récente 15.3 intégraient déjà des capacités de fonctionnement en grappes avec partage des ressources de stockage au sein de la grappe. Mais François Guérin, responsable avant-vente chez Sybase, précise qu’une requête ne s’exécutait, alors que sur une et une seule machine de la grappe : «cela permettait déjà d’assurer une distribution des traitements distincts, et une montée en charge progressive sur un périmètre projet.» Avec la version 15.3, cette capacité dite «multiplex» va plus loin : «on a ajouté la possibilité d’exécuter une requête sur plusieurs machines à l’intérieur d’une grappe.» L’objectif, pour l’éditeur, est d’autoriser «des schémas d’architecture où l’on peut avoir un groupe de machines configuré comme un serveur logique pour traiter en parallèle toutes les requêtes arrivant d’un outil de décisionnel.» Concrète, au sein de chaque «multiplex», une machine «leader calcule et planifie le découpage en parallèle d’une requête et qui sollicite ensuite des machines disponibles. C’est un modèle leader/worker. L’optimiseur d’IQ va parfois très loin en termes de parallélisme. Il peut arriver à 100 % de CPU sur une machine multi-coeurs/multi-CPU.»

Taquiner In-Memory sur le terrain des coûts et le compléter sur les opérations

Pour lui, ces capacités sont la porte ouverte à de nouvelles applications : «on peut aujourd’hui supporter des projets où il s’agit d’historiser plusieurs centaines de milliers de lignes [...] Là, on parle de volumes que In-Memory ne peut pas adresser de manière relativement rationnelle sur le plan économique.» Pas question, toutefois, d’afficher une quelconque concurrence avec la technologie phare de la maison mère : «le but est de laisser liberté de choix aux clients.»

Et si François Guérin reconnaît «pas mal de points communs» entre IQ et l’offre In-Memory de SAP, «en l’état, on travaille plutôt sur des approches d’intégration et de complémentarité entre les deux.» Et de relativiser au passage quelque peu le discours de la maison mère : «on peut l’interprêter comme une rupture par rapport aux approches traditionnelles. Mais, actuellement, les clients ne remettent pas en cause l’architecture de leurs projets.» En fait, le responsable avant-vente souligne la multiplicité des usages et des équations : «In-Memory apporte une rupture sur le temps réel. Mais les clients font des choses extrêmement variées. Et il reste un très large champ du décisionnel où l’on cherche plus à obtenir une vision sur un laps de temps assez long : les technologies classiques vont perdurer sur ces approches.» Du coup, il mise plutôt sur une complémentarité : «In-Memory pour trouver du temps réel en reporting opérationnel et, à côté, garder une dimension d’historisation des données avec des besoins différents et une architecture classique.» 

Bref, de quoi concilier le meilleur des mondes. D’ailleurs, «on essaie de trouver des points d’intégration technique et des scénarios qui valorisent ces deux approches. Le stockage sur disque a encore de gros avantages.»

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