Avec XenServer 6.0, Citrix veut concurrencer VMware sur le marché du cloud

Citrix a officiellement publié la dernière mouture de son hyperviseur serveur la semaine dernière. Cette mise à jour ambitieuse a pour objectif de positionner l'hyperviseur maison comme alternative à VMware pour la constitution de grands clouds d'entreprises, ou de grands clouds publics comme ceux RackSpace, Zynga ou GoDaddy, tous utilisateurs de XenServer.

XenServer 6.0 a fait ses débuts la
semaine dernière.

Après avoir discrètement publié une première version bêta publique de son hyperviseur XenServer 6.0 - nom de code "Boston" - en mai dernier et après avoir largement présenté ses nouveautés lors de sa conférence Citrix Synergy aux Etats-Unis, Citrix a publié la semaine dernière la version finale de son hyperviseur. Objectif : séduire les entreprises et les fournisseurs de services à la recherche d'une solution de construction de clouds performante et peu coûteuse.

Officiellement, XenServer 6.0 se concentre sur l'amélioration des performances et des capacités réseaux et permet aussi des déploiements à bien plus grande échelle que les moutures antérieures. Le logiciel s'appuie notamment sur les dernières améliorations apportées à l'hyperviseur libre Xen.

L'adoption de la dernière mouture de Xen dope les capacités 

XenServer 6.0 s'appuie sur la version 4.1 de l'hyperviseur libre Xen et supporte officiellement la technologie de virtualisation d'entrées/sorties SR/IOV. Sa couche réseau est désormais nativement basée sur Open vSwitch, le commutateur virtuel distribué open source, ajouté sous forme de package optionnel dans la version 5.6 Update 1 et qui supporte la technologie d'administration de flux Openflow.

OpenvSwitch apporte de nombreuses améliorations à la couche réseau de Xen Server à commencer par le support des Jumbo Frames et l'amélioration du support de l'agrégation de liens Ethernet, mais aussi le support de protocoles tels que NetFlow ou RSPAN et la possibilité de paramétrer des listes de contrôle d'accès strictes sur les différents ports du commutateur virtuel. Selon Citrix, le support de SR-IOV - qui permet la virtualisation d'un périphérique d'entrée/sorties comme une carte réseau ou un adaptateur de stockage - couplé à celui d'OpenSwitch se traduit par une augmentation de 70 à 100 % de la bande passante agrégée sur un serveur par rapport aux versions antérieures de l'hyperviseur.

Parmi les autres nouveautés figurent aussi le support de la haute disponibilité en environnement de stockage NFS et le support de 1 To de mémoire par serveur physique. Cette dernière amélioration se répercute aussi sur les machines virtuelles puisqu'une VM peut désormais se voir allouer jusqu'à 16 vCPU et 128 Go de RAM (en environnement Windows, les spécifications pour Linux variant selon la distribution utilisée).

Des outils d'administration largement revus

Cette nouvelle mouture de l'hyperviseur de Citrix intègre aussi désormais nativement les fonctions de "site recovery" - reprise après désastre - et de gestion du stockage via l'API StorageLink. Il n'est plus nécessaire, comme c'était le cas jusqu'alors, d'installer le support de ces fonctions dans des machines virtuelles spécifiques. Ces fonctions ne sont toutefois pas disponibles dans la version gratuite de l'hyperviseur et requièrent une licence Entreprise (2500$) ou Platinum (5000$ par serveur) de XenServer pour être utilisables.

Les licences Entreprise et Platinum sont aussi nécessaires pour activer d'autres fonctions avancées de l'hyperviseur comme la répartition dynamique de "workloads", la gestion avancée d'énergie ou la console d'administration web.

La gestion de Cloud retirée en attendant l'intégration de CloudStack

Dans la version bêta, Citrix avait aussi refondu ses outils de lab management pour les transformer en un outil de construction de cloud et de self-service baptisé Self Service Manager. Cet outil devait permettre de bâtir des chaînes applicatives complètes (vApp) et de les provisionner à la volée. Mais l'acquisition en juillet de Cloud.com a changé la donne. Self Service Manager a donc disparu de la version finale du produit en attendant l'intégration de la pile CloudStack autour de XenServer pour la conception et l'exploitation de clouds d'entreprises ou de clouds publics à grande échelle.

Notons que XenServer 6.0 est désormais pilotable depuis System Center Virtual Machine Manager 2012, la dernière mouture de l'outil d'administration de la virtualisation de Microsoft et que Citrix a développé des Management Packs XenServer pour Microsoft System Center Operations Manager 2012. Citrix a enfin poursuivi l'intégration entre XenServer et ses produits de virtualisation de postes de travail : le support de HDX a été amélioré et il est possible de faire usage des capacités d'accélérateurs graphiques installés sur les serveurs virtualisés pour accélérer l'affichage des machines virtuelles Desktop déportées. La technologie Intellicache, qui permet d'utiliser un SSD local comme cache pour les applications VDI afin d'accélérer leur fonctionnement et de réduire le nombre d'entrées/sorties sur le réseau de stockage, a aussi été améliorée.

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