Les développeurs, moteurs du cloud en entreprise, selon Evans Data

Selon une étude d'Evans Data, les développeurs profiteraient avantageusement d'un cloud que leur donne la possibilité de réduire leurs temps de développement, notamment. Un gain notable qui devrait pousser les entreprises à accélérer leur adoption du Cloud.

Les développeurs mondiaux aiment le Cloud, semble nous dire la dernière étude du cabinet d'analystes californien Evans Data, qui sonde la popularité des technologies et les préférences en matière de développement dans le monde. Ainsi, le cloud, qu'il soit privé ou encore public, aurait séduit la communauté mondiale du développement. Conséquence directe sur les DSI : influencée par les développeurs, qui forment une des bases premières de l'IT, les entreprises pourraient bien accélérer leur adoption de l'informatique en nuage.

Selon les chiffres d'Evans Data, fruit des réponses de quelque 400 développeurs, 75 % des répondants, déjà utilisateurs du cloud comme socle d'applications, prévoient que leur entreprise augmente son recours au cloud dans les 12 prochains mois. Une large part d'entre eux (42%) evalue cette croissance à 20% alors que, pour 13,5% des sondés, cette progression du Cloud comme infrastructure de base d'applications dans l'entreprise devrait atteindre 50 %. Pas d'adoption en hausse pour 17,4% des répondants, en revanche, qui ne voient pas leur entreprise intégrer le Cloud plus  avant dans les modèles de développement. Enfin, un petit 7% s'attendent en revanche à ce que leur entreprise diminue son utilisation du Cloud.

"Les développeurs montrent la voie en développant pour les clouds privés et publics ou en y déployant des applications, et le rythme avec lequel ils se sont accaparés ce paradigme a provoqué un changement dans les méthodes de développement et de déploiement", commente Janel Garvin, Pdg d'Evans Data, rappelant alors que les développeurs sont l'un des moteurs du cloud.

Parmi les avantages cités par ce panel de développeurs pour exprimer les avantages du Cloud sur leur métier, on remarque notamment le gain de temps, pour la grande majorité. Toutefois, pour 38,1% d'entre eux, l'usage de Cloud n'aurait fait gagner qu'entre 11-20% sur le temps de développement. Ils sont également plus de 20% à estimer ce gain de temps, qui rime généralement avec accélération des déploiements, entre 21 et 30%. 11.1% considèrent en revanche que développer pour le Cloud ne leur a pas permis de réduire leurs temps de développement.

evanscap

Pour profiter de ces gains induits par le Cloud, les répondants sont également prêts à monter en compétences et à modifier leur arsenal d'outils, révèle enfin l'étude. Pour pouvoir profiter de la scalabilité offerte par le nuage, 28% se disent être prêts à s'investir dans de nouveaux modèles de développement alors que 26,3% considèrent de nouvelles approches. Seulement 4,8% sont davantage enclins à s'investir dans un nouveau langage. En revanche, 16,9% pourraient accepter de se consacrer à d'autres outils, 15,9% à différents frameworks et 8,1% à étendre leur compétence sur de nouvelles architectures.

Le Paas, dont l'offre reste encore fébrile sur le marché, pourrait alors bien être la prochaine pièce à compléter le puzzle du Cloud Computing. Si les éditeurs travaillent à améliorer leur offre sur ce segment, à l'image de WMware avec Cloud Foundry, Salesforce, Microsoft, Red Hat avec OpenShift, notamment, le meilleur reste encore à venir, nous rappelait Gartner, estimant que le segment du Paas serait celui qui devrait le plus progresser en 2011.

[lire également notre dossier sur le sujet : « comment le Paas promet de révolutionner l'informatique »]

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