Performances des SGBD : IBM balance PureScale dans les jambes d'Oracle

IBM dégaine PureScale, une configuration de DB2 en cluster motorisée par les serveurs de la marque, en face de la Oracle Database Machine. Une façon pour Big Blue de voler la vedette à Larry Ellison, qui entend profiter du raout technique d'Oracle (OpenWorld qui se tient la semaine prochaine), pour rassurer autour de Sparc et du couple Sun/Oracle.

Enième escarmouche entre IBM et Oracle. A quelques encablures de la grande messe OpenWorld 2009 (du 11 au 15 octobre à San Francisco), la conférence utilisateurs d'Oracle, IBM a décidé de couper l'herbe sous le pied de son rival. Big Blue, probablement piqué au vif par les publicités un brin provocatrices de Larry Ellison, sort PureScale, un cluster de base de données pour DB2, le SGDB du groupe, qui sera motorisé par les serveurs AIX (dotés des processeurs maison Power). Plus exactement les modèles Power 550 (milieu de gamme) et Power 595 (le haut de gamme de la marque).

Une façon pour IBM de voler la vedette à l'éditeur, alors que se profilent OpenWorld et ses annonces, notamment autour de solutions intégrées entre les plates-formes du groupe et le matériel de Sun. Les observateurs s'attendent ainsi à ce qu'Oracle dévoile une configuration en cluster qui mêle la base de donnée fer de lance du groupe (sous Solaris) à la gamme de serveurs Fire T5440, les plus performant des serveurs multithreadés à base de puces UltraSparc T2+ ("Victoria Falls") de Sun.

Répondre à la Oracle Database Machine

Un pas supplémentaire après la sortie, en septembre, de Exadata v2. Baptisée également la Oracle Database Machine, cette offre apparaît comme la première concrétisation du rachat de Sun par Oracle. Exadata v2, qui vise les segments du datawarehouse et du transactionnel (OLTP), intégre la version R2 d'Oracle 11g couplée aux serveurs x86 Fire x4170 et Fire x4275 de Sun. PureScale, dont la sortie est programmée pour décembre, vise clairement à contrer cette offensive d'Oracle dans les systèmes optimisés pour ses SGBD.

Dans cette passe d'armes, rappelons qu'Oracle n'oublie pas de pousser à fond la machine marketing et communication, jouant tour à tour avec pré-annonces et teasing qui égratignent ouvertement Big Blue sur les performances de ses systèmes. Par publicité interposée, la firme de Larry Ellison souhaite démontrer que le couple Oracle/Sun est bien plus performant que les solutions d'IBM, en mettant notamment l'accent sur la puissance des processeurs Sparc. Oracle devrait ainsi dévoiler lors d'OpenWorld le résultat d'un benchmark TPC-C, qui démontre comment un système 11g à base de serveurs Sparc clusterisés peut pulvériser les chiffres de performances du plus puissant des serveurs IBM, le system p595. Une façon aussi de rassurer sur le futur des puces Sparc qui inquiète les utilisateurs.

Ironie du sort, Oracle, quelques jours après la publication de cette publicité dans le Wall Street Journal, s'est fait épingler par le consortium TPC (Transaction Processing Performance Council), l'organisme qui édite le benchmark, pour publicité mensongère. Le groupe avait dû d'acquitter d'une amende de 10 000 dollars.

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