Barclays : Linux et cloud interne pour réduire les coûts de développement

La banque britannique a décidé de développer son propre cloud interne et de passer une grande partie de son SI sous Linux pour réduire ses coûts et ses temps de développements tout en accélérant la mise à disposition de services auprès de ses clients.

La banque britannique Barclays a décidé de développer son propre cloud interne et d’adosser une partie de son système d’information à Linux dans le but de réduire drastiquement ses dépenses informatiques, ont affirmé nos confrères du Sunday Times. Une économie que la banque évalue aujourd’hui à quelque 90 % de ses coûts IT. Nos confrères britanniques du Sunday Times soutiennent que, en agissant de la sorte, la banque « snobe » quelque peu les géants de l'IT que sont par exemple Microsoft, Oracle ou SAP.

Mais la banque se défend d’avoir pris la décision en ce sens chez nos confrères de ComputerWeekly. Selon ces derniers, ces économies seront engendrées davantage par une baisse des coûts de développement induits par le choix d’une infrastructure de coud privé et de Linux que par une réduction des budgets. Si en effet Linux réduit la dépendance aux systèmes tels que ceux de Microsoft et d’Oracle, ainsi qu’à l’achat de licence, la Barclays préfère y voir une méthode pour accélérer son innovation.

Tout en ménageant ces grands ténors de l'IT : « Nous ne snobons aucun fournisseur, mais faisons plutôt évoluer à grande échelle nos propres technologies. Ce qui nous permet de réduire les coûts et de développer des services plus rapidement », confirme-t-elle à nos confrères de ComputerWeekly. Ces innovations ont déjà été intégrées dans la banque de détail par le directeur opérationnel Shaygan Kheradpir.

Les projets portent notamment sur le cloud interne sécurisé de la Barclays. « Cela nous permet d’intégrer nos services avec les informations relatives à nos clients de façon sécurisée et plus efficace. Cela a favorisé la réutilisation de logiciels à grande échelle, leurs composants étant écrits une fois et utilisés, de façon ouverte, par de nombreuses applications en interne », a confié un porte-parole de la Barclays.

Favoriser la ré-utilisation des composants

Les économies ainsi que les avantages induits par cette opération viennent du fait que les applications ne sont codées qu’une seule fois; elles sont déployées plus rapidement et les services peuvent être intégrés aux différentes parties de la banque. L’application de paiement à destination des entreprises Pingit de la Barclays en est un exemple. La banque a multiplié les mises à jour en 2012 (une douzaine) et la déploie actuellement à l’international.

« Notre vitesse de déploiement des mises à jour est 12 fois plus rapide qu’avec nos anciens systèmes qui nous auraient impliqué de ré-écrire le code à partir de zéro », ajoute le porte-parole. Via un modèle de développement collaboratif reposant sur de petites équipes, la Barclays explique avoir réduit les temps de développement de Pingit à sept mois, contre deux ans auparavant avec les méthodes traditionnelles. L’usage de Linux et d’un modèle de développement ouvert a également permis à la Barclays de dimensionner considérablement ses applications, et surtout de façon bien moins couteuse qu’avant, poursuit-il.

« Grâce à ce modèle de développement ouvert, nous nous adossons à plusieurs serveurs low-cost, reliés entre eux, plutôt qu’à une très volumineuse machine très chère. Ce qui rend également nos systèmes plus résiliants. Mais, surtout, cela signifie également que nous pouvons réduire les coûts de développement des nouvelles applications et des nouveaux logiciels jusqu’à 90 % et concevoir des services plus en adéquation avec les besoins de nos clients. »

Traduit et adapté de l’anglais

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