Econocom veut avaler Osiatis

Tout à sa stratégie de conquête et de diversification, Econocom a annoncé être entré en négociation avec Osiatis. Un rapprochement qui donnerait à terme un ensemble de 8 000 personnes avec un CA de 2 milliards d’euros. De quoi atteindre la taille critique.

Un rapprochement pour atteindre une taille critique. C’est ainsi que pourrait être résumée l’annonce par Econocom, SSII spécialisée dans les services de gestion d’infrastructures informatiques et télécoms, de son intention de racheter la SSII française Osiatis, spécialisée dans les services d’infrastructure et dans le cloud, notamment. Le groupe a annoncé ce vendredi être entré en négociation exclusive en vue d’un rapprochement, selon les termes d’un communiqué de presse. 

Selon ceux-ci, Econocom a proposé de racheter les titres du premier actionnaire d’Osiatis, Walter Butler, ainsi que ceux des dirigeants de la société, Jean-Maurice Fritsch et Bruno Grossi ; ce qui représente 51,22% de la société. Avec une action valorisée à 10 euros, le montant de la transaction est évalué à 175 millions d’euros, soit un bonus de 41% par rapport au dernier cours de Bourse d’Osiatis, précise Econocom dans un communiqué. A l’issu de la transaction, qui devrait être finalisée en août, «Jean-Louis Bouchard resterait le premier actionnaire d’Econocom Group avec environ 42% du capital et Walter Butler deviendrait un actionnaire de référence avec plus de 6%». 

Ce rapprochement d’Osiatis marque une énième étape dans la stratégie de conquête d’Econocom. «La transaction envisagée devrait permettre à Econocom de faire une avancée décisive dans un marché des services numériques en concentration, où la taille constitue un enjeu stratégique.» Une fois cette acquisition finalisée, Econocom afficherait un CA de presque 2 milliards d’euros et emploierait 8 000 collaborateurs. 

En 2012, Econocom a réalisé un chiffre d’affaires de 1,54 milliard d’euros pour un bénéfice net de 47,4 millions d’euros. Osiatis a, de son côté, dégagé un CA de 309,3 millions d’euros et une croissance organique de 3,7% pour son exercice 2012. L’un des objectifs de cette opération est ainsi de donner naissance à un acteur de dimension européenne, en symbolisant le rapprochement de deux SSII de taille moyenne. A travers Osiatis, Econocom étend également ses ramifications, notamment en France - où Osiatis réalise 90% de ses activités -, mais également en Autriche, au Benelux et en Espagne. Ce rachat accompagnerait également son développement en Amérique Latine, comme le Brésil, note Econocom dans un communiqué. 

En outre, ce rachat s’inscrit également dans une longue série de rachats initiée par Econocom ces dernières années. En 2012, le groupe a ainsi annoncé avoir réalisé 5 acquisitions à des fins de diversification de son activité et de renforcement de son expertise dans plusieurs secteurs clés : la virtualisation et du cloud avec Centix et Ermestel, la sécurité avec Cap Synergy, les services Telecoms avec Tactem et la distribution de produits Apple avec France Systèmes. Ces opérations lui ont également permis de se renforcer à l’international, notamment au Mexique. 

Rappelons également qu’en 2010, Econocom avait mis la main sur ECS, filiale de la Société Générale, spécialisée dans la location évolutive. Plus récemment, la SSII s’est renforcée dans la sécurité réseau et les communications unifiées avec la rachat de l’intégrateur lyonnais Exaprobe.

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