Le CFTL, vent debout contre l’organisme collecteur du Syntec

Les organismes de formations sélectionnés dans le cadre du dernier appel d’offre de l’OPCA du Syntec ne seront pas en mesure de garantir la qualité des formations qu’ils délivrent en matière de test logiciel, dénonce le président du CFTL.

Bernard Homès, président du Comité français des tests logiciels (CFTL) est en colère. Motif de son courroux : la manière dont s’est déroulée la dernière sélection des organismes de formation appelés à bénéficier de la manne du 1% formation dans le domaine du test logiciel. 

Dans un  billet d’humeur adressé à la presse il y a quelques jours, il dénonce le rôle ambigu de l’organisme collecteur, en l’occurrence l’OPCA du Syntec Numérique, qu’il accuse en substance de n’avoir pas respecté le cahier des charges qu’il avait pourtant lui-même édicté. 

Le président du CFTL pointe notamment le fait que les organismes de formations sélectionnés dans le cadre de l’appel d’offre passé à cette occasion (fin 2012) ne sont pas reconnus par son association, seule garante de la qualité des formations ISTQB (la certification internationale de référence en matière de test logiciel) en France. 

Conséquence, selon lui : la qualité des formations délivrées ne sera pas garantie, pas plus que la valeur des diplômes décernés ne sera reconnue. Au passage, il se dit inquiet pour les sociétés qui font l’effort de s’accréditer afin de maintenir le niveau de leurs formations mais qui ont « du mal à lutter » contre ces organismes ayant été sélectionnés « pour de mauvaises raisons ». 

Plus généralement, Bernard Homès dénonce les « intérêts économiques » qui ont conduit à cette situation, n’hésitant pas à parler « d’utilisation d’argent public à des fins privées ». 

Sollicité, le Syntec n’a pas souhaité s’exprimer.

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