SAP : Bill McDermott inaugure un centre d’innovation près de Berlin

Bill McDermott a profité de l’ouverture d’un nouveau centre près de Berlin pour positionner SAP sur les chemins de l’innovation

A l’occasion de l’ouverture de son nouveau centre d’innovation à Potsdam, près de Berlin, le CEO de SAP Bill McDermott a tourné en dérision le fait que le groupe n’ait pas été récompensé à sa juste valeur. « Les entreprises IT américaines ont fait du bon travail auprès de media pour faire de leurs dirigeants et fondateurs des célébrités auprès des media », a-t-il indiqué. « Pourquoi Hasso Plattner ne côtoie-t-il pas les noms de Jobs ou Gates ? Pourquoi avoir écarté Hasso ? Il a apporté autant au monde que Gates ou Jobs. Considérez les quelque 260 000 entreprises qui utilisent les solutions SAP dans le monde. Et cela depuis 42 ans. Cela se concrétise une nouvelle fois ici avec ce centre d’innovation et l’Institut Hasso Plattner. »

La portée globale de SAP est « sous-estimée », a-t-il ajouté. « Si les marchés clés comme les Etats-Unis ou l’Europe sont ceux sur lesquels les entreprises ont obtenu de bons résultats, les pays comme le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et les pays d’Afrique représentent le futur. Et nous avons déjà pénétré ces marchés. Mais SAP n’a probablement pas fait assez pour éduquer les medias sur ce que nous avons apporté. »

McDermott a également mis en avant « la génération du millénaire », dont le quotidien est rythmé par les téléphones mobiles. « Ils préféreraient perdre leur portefeuille ou leur auto que leur terminal mobile et d’ici à 2025, 75% des employés dans le monde appartiendront à cette génération », soutient-il.

Lors du même événement, Vishal Sikka, membre du board SAP en charge des produits et de l’innovation, a confirmé que le centre de Potsdam concentrerait ses ressources « à résoudre les grands problèmes de notre temps ». Selon lui, le développement logiciel s’est brisé, les systèmes de Material Resource Planning par exemple reposent sur du code abandonné ou laissé de côté depuis 20 ans ou plus. Repenser cela pourrait avoir un impact important sur le monde », explique-t-il.

Le centre d’innovation de Potsdam, poursuit-il repose sur les mêmes « principes organiques » qui ont contribué à la genèse de la base de données Hana parmi les étudiants et les universitaires il y a trois ans. Le centre emploiera 150 développeurs, entre 50 et 60 étant aujourd’hui en poste.

La crise que connait le logiciel empêche la résolution de problèmes, comme l’isolement des systèmes au sein des services financiers. « La plupart des banques et des compagnies d’assurance disposent de systèmes coeurs vieux de plusieurs dizaines d’années. Ils ne donnent pas de visibilité en temps-réel sur les types de risques, de façon connectée. Un autre exemple est celui du retail, qui peine à récupérer des données précises des clients à cause de trop nombreux systèmes. Même constat dans les énergies. Notre capacité à analyser les données géo-statistiques est très limitée », constate-t-il.

Plattner a également salué « la simplicité du design de l’interface » chez Google et Facebook. Il a également affirmé avoir été déterminé à confronter SAP à la réalité ces dernières années. « Rester performant pendant tant d’années signifie également que l’on perd en agilité. Je suis satisfait si nous rendons service à nos clients et résolvons leurs problèmes […] Nous devons créer une rupture dans d’autres secteurs, comme le fait Google. »

Traduit par la rédaction

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