Open Data : le ministère de l’enseignement supérieur ouvre sa propre plate-forme

Lors de la conférence sur l’Open Data et le gouvernement ouvert, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche a présenté sa propre plate-forme de publication de données publiques.

A l’occasion de la Conférence de Paris, qui se tient actuellement (et jusqu’à demain à la Cour des Comptes) sur le thème de l’Open Data et du gouvernement ouvert, Geneviève Fioraso, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, a présenté la première plate-forme ministérielle de publication de données publiques Open Data.

Ce portail, qui s’adosse à la solution de la société française OpenDataSoft, a ainsi pour vocation de tenir à disposition les données au format ouvert liées à l’enseignement supérieur et à la recherche en France. Actuellement, la plate-forme centralise 23 jeux de données et compte quelque 2,5 millions d’enregistrements. On y trouve notamment des données sur les moyens consacrés à la R&D, les bénéficiaires de la prime d’excellence scientifique, les membres de l’institut universitaire de France, la liste des écoles doctorales accréditées, ou encore les effectifs d'étudiants inscrits dans les établissements et les formations de l’enseignement supérieur.

Le portail a été mis en place en quelques semaines, résume Marie-Cécile Huet, responsable communication et marketing d’OpenDataSoft car il repose sur la solution standard proposée par la société, sans développement spécifique. Les API, les outils de visualisation, d’export et de cartographie sont des fonctions natives de la plate-forme de la société qui a par ailleurs été choisie par la Region Ile-de-France et plus récemment par la ville de Bruxelles.

Les données de la plate-forme ministérielle seront également synchronisées avec celles du portail inter-ministériel data.gouv.org. Mais apparaitront désormais de façon segmentée, sur un portail identifié. Une façon pour les services concernés et les experts qui publient les données de conserver un niveau de qualité.

Un point que détaille d’ailleurs Henri Verdier, directeur d’Etalab, qui explique, chez nos confrères de l’usine-digitale.fr, que les administrations « ont intérêt à construire leur propre interface pour aller à la rencontre des innovateurs qui peuvent valoriser leurs données publiques ».

OpenDataSoft précise de son côté que ces fonctions de synchronisation sont automatisées. « Les données sont automatiquement remontées sur le portail [data.gouv.fr] », lors de la mise à jour.

Il est à noter que cette plate-forme, projet né au sein d’un unique ministère, marque une rupture avec l’approche initiale de l’Open Data en France. Dans l’Hexagone, le mouvement Open Data a d’abord été poussé par des initiatives menées au niveau régional ou local, par certaines municipalités, avant qu’une volonté de centralisation se fasse jour par le biais du lancement du portail de référence des données publiques, data.gouv.fr.

« Cette démarche, première en son genre, s'inscrit dans les orientations gouvernementales en matière d'Open Data, formalisées dans la feuille de route sur l'Open Data » écrit le ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur son site. Rejoignant ainsi les propos de Marylise Lebranchu, la ministre de la réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, qui a qualifié - lors de cette même conférence - l’Open Data « d’opportunité unique » pour les institutions et les états, comme le souligne l’AFP.

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