Les infrastructures programmables : un défi à l’IT traditionnel, prévient Gartner

Les infrastructures programmables (ou Software-Defined Infrastructures) sont une tendance qui émerge très rapidement dans l’entreprise. Un mouvement qui pourrait changer en profondeur la manière de faire de l’IT traditionnelle, avertit Gartner.

Les infrastructures programmables (ou Software-Defined Infrastructures) sont une tendance qui émerge très rapidement dans l’entreprise. Un mouvement qui pourrait changer en profondeur la manière de faire de l’IT traditionnel, avertit Gartner.

Selon le cabinet d’analyse, les infrastructures programmables - ou SDI - sont en effet une des tendances les plus susceptibles d’impacter l’infrastructure et les opérations (I&O) des entreprises. La deuxième étant, d’après lui, l’Internet des Objets.

David Cappuccio, vice-président en charge de la recherche chez Gartner, conseille donc aux DSI et aux responsables IT de se pencher sur ces deux sujets et de les intégrer à leurs réflexions pour leurs futurs projets I&O qui, estime-t-il, concentreraient plus de la moitié des budgets IT investis (55%).

« Les SDI sont portés à la fois par le besoin informatique de gérer et de contrôler des environnements de plus en plus complexes, et par des fournisseurs qui recherchent des moyens de plus en plus sophistiqués d’intégration entre produits, plates-formes et sites physiques », explique l’analyste.

La tendance des SDI a commencé il y a quelques années avec les technologies de réseaux programmables ou SDN (Software Defined Network). « Software Design » signifiant ici que l’on laisse l’application contrôler ses ressources. C’est une tendance où les éléments matériels d’un centre de données – comme le stockage, les serveurs ou le réseau – sont programmables par le biais d’un contrôleur centralisé.

Sur le marché des réseaux, la rupture fondamentale qu’a introduite le SDN a été de permettre de définir dynamiquement et d’adapter non seulement les couches logiques, mais aussi de manipuler le réseau physiquement en contrôlant les commutateurs (et les autres composants) à distance.

« Les SDIs peuvent être vus comme un point de basculement dans la manière dont l’I&O s’articule dans la stratégie IT globale. Ils s’éloignent d’un modèle où la performance, le support et la disponibilité constituent les éléments de base pour se diriger vers un modèle où les applications et les données sont hébergées et s’exécutent là où ce sera le plus adapté pour le business – que ce soit sur site, dans un centre en colocation, où même via des services Cloud ».

David Cappuccio conseille aux décideurs de suivre de très près ces évolutions, de tester les produits précurseurs dans des environnements dédiés, et donc d’acquérir une compréhension précise des bénéfices et des retombées possibles pour leurs organisations.

Impact de l’Internet des Objets sur les investissements d’infrastructure

En 2013, Gartner prévoyait que l’Internet des Objets serait composé de 26 milliards d’objets connectés d’ici 2020. David Cappuccio note que cette tendance est marquée par une énorme augmentation des données générées par les différents types de capteurs déployés par les entreprises, et que l’analyse de ces données est une source de bénéfices pour les métiers. Parmi les principaux, Gartner met en avant la réduction significative des coûts, l’efficacité opérationnelle et de nouvelles opportunités business.

Cependant « chacune de ces tendances est un marché différent et a des chronologies de développement différents, elles doivent donc être abordés différemment », prévient David Cappuccio.

« Pour gérer l’impact de l’Internet des Objets sur les décisions d’investissements dans l’infrastructure IT, les DSI doivent être plus conscients de ce qui représente vraiment de la valeur pour les métiers, de la manière dont un objet doit être géré, et de la manière dont la donnée peut être capturée et analysée », poursuit-il. « Cela peut avoir des conséquences sur les organisations au niveau I&O, et de nouvelles formations en analyses de données non-structurées peuvent être nécessaires ».

L’Internet des Objets, résume-t-il en substance, oblige l’IT à s’intéresser différemment à la donnée et force les projets I&O à s’intégrer comme jamais auparavant aux décisions opérationnelles des métiers.

Ces prévisions de Gartner sur les réseaux programmables et les objets connectés arrivent trois jours à peine après celles de KPMG sur les technologies qui auront le plus d’impact d’ici 2017 sur les méthodes de travail des entreprises. Le cabinet de conseil listait dans son top 3 les biotech, l’impression 3D et - tout comme Gartner - l’Internet des Objets.

Traduit par la rédaction

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