Atos céderait ses activités WSDW à Proservia pour 1€

L'intersyndicale CGT/CFDT/CGC s'insurge contre ce projet de cession des activités de support de postes de travail d'Atos à la filiale de Manpower qui serait un plan social déguisé.

L'intersyndicale CGT/CFDT/CGC s'insurge contre ce projet de cession des activités de support de postes de travail d'Atos à la filiale de Manpower pour 1€.

Après une séquence positive marquée par les acquisitions de Bull et des activités d’externalisation informatique de Xerox, Atos serait sur le point de céder à ses activités de gestion du poste de travail (WSDS – Workplace and Service Desk Services) à Proservia, la filiale IT de Manpower. Une opération qui déclenche l’ire des salariés du groupe.

Selon l’intersyndicale CGC/CGT/UNSA, près de 850 salariés, générant environ 53 M€ de CA seraient sur le point d’être cédés à Proservia pour un euro symbolique, une opération vécue par les salariés concernés comme un affront, d’autant que l’inquiétude est grande sur les conditions sociales qui leur seront proposées dans la nouvelle structure créée par Proservia pour les accueillir.

Des interrogations sur les conditions sociales de la cession

Car les 850 salariés ne seront pas directement intégrés à Proservia. Ils seront tout d’abord employés par une structure de cantonnement baptisée Arkes, dont le but initial sera de préserver pendant 15 mois une partie des avantages sociaux des salariés d’Atos sans avoir à répercuter ces avantages sur les salariés de Proservia (le CE d’Atos reçoit par exemple 0,86 % de la masse salariale, contre 0,25 % chez Proservia, la mutuelle y est moins chère et les salaires supérieurs en moyenne de 300 €).

Proservia

Selon l’intersyndicale, Atos céderait à Proservia 13 millions € du C.A. de WSDS et conserverait dans son périmètre les 40 millions € restants, Proservia intervenant alors en tant que sous-traitant d’Atos. Cette partie sous-traitance irait ensuite décroissant, passant à 32 M€ en 2016 puis à 26 M€ en 2017.

Des salariés mobilisés contre la cession

Le problème selon la CGT d’Atos est que la structure Arkes n’a aucun commercial, « hors la décroissance du chiffre d’affaires va être très rapide, et on peut penser qu’à l’issue des trois ans, il n’y aura plus de sous-traitance Atos ».

Les salariés craignent donc que l’opération ne cache en fait l’outsourcing d’un plan de licenciement massif à horizon trois ans. D’autant que la structure Arkes est plus que légère (pas de salariés à ce jour, 10 000 € de capital).

L’intersyndicale CGC/CGT/UNSA appelle les salariés à manifester sur les sites de Bezons, Grenoble, Lyon, Bordeaux et Seclin à l’occasion du prochain CE WSDS pour demander le retrait du projet de cession.

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