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Cloud hybride : AWS met finalement EC2 dans des appliances

Le groupe propose désormais de pré-charger des instances EC2 dans son appliance Snowball Edge pour répondre à des projets de traitements et de stockage de données déconnectés, en local.

Cet été, AWS a montré que le cloud hybride était aussi une de ses principales préoccupations. Le n°1 du Iaas public a annoncé que désormais ses appliances initialement conçues pour le transfert de données vers ou depuis son cloud, Snowball Edge, pouvaient aussi embarquer des instances EC2 pour les faire tourner en local. Une première pour AWS qui, jusque-là, s’était contenté de flirter avec l’hybridation de ses systèmes via l’Edge Computing. Aujourd’hui, AWS décroche officiellement EC2 de son Iaas.

A l’origine, Snowball est un service proposé par AWS pour transférer ou extraire de grandes quantités de données vers son Iaas. Présenté en 2015, le service prend la forme d’une appliance renforcée expédiée par AWS. Elle sert alors de navette entre le SI de l’entreprise et le cloud d’AWS. En 2016, AWS installe ce système Snowball sur les terres de l’Edge Computing, en dotant son appliance de fonctions limitées de traitement et de stockage de données, pouvant être utilisées en mode déconnecté, au plus près des installations industrielles, dans les environnements IoT (Internet of Things – Internet des objets). Ces capacités sont assurées par le framework Greengrass d’AWS, qui se repose sur Lambda, l’architecture serverless de la marque, pour exécuter du code et des fonctions pré-chargées en local. Greengrass assure également la synchronisation des données, la connectivité des terminaux et des fonctions de Machine Learning, par exemple.

Des AMI pré-chargées

C’est cette version qui, aujourd’hui, supporte des instances d’EC2 de type « sbe1 ». Ces appliances sont ainsi livrées pré-chargées, non plus de fonctions Lambda, mais bien d’AMI, définies par les entreprises lors de la configuration du système. Avec ces instances, Snowball Edge se transforme finalement en un datacenter mobile.

Chaque appliance supporte jusqu’à 100 Po de données et est dotée d’un processeur Xeon D à 1.8 Ghz. Elle supporte autant d’instances que possible, dans la limite de 24 vCPU et 32 GiB de mémoire. Jeff Barr, évangéliste en chef, chez AWS, précise que 10 instances peuvent y être pré-chargées, à partir des AMI Ubuntu Server 14.04 LTS et 16.04 LTS, ou CentOS 7.

La configuration des instances s’effectue à partir de la console AWS, comme pour les fonctions Lambda de Snowball Edge. Une simple case à cocher permet d’activer les fonctions de calculs EC2 et d’y attacher les AMI sélectionnées.

Avec cette approche, AWS se renforce dans le cloud hybride, même si le spécialiste du cloud avait déjà entamé sa stratégie par voie de partenariat. AWS a en effet scellé un accord avec VMware via l’offre VMware Cloud on AWS, une implémentation de la technologie VMware sur des serveurs bare-metal hébergés dans les datacenters d’AWS.

Toutefois, AWS pourrait désormais se retrouver dans le sillage d’Azure Stack, une appliance Azure que Microsoft destine aux scenarii de cloud hybride.

 

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