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Allégations de « big hack » chinois : Apple, AWS et Supermicro enfoncent le clou

Les patrons des deux premiers appellent Bloomberg à se rétracter. Le constructeur a de son côté impliqué le gendarme des marchés boursiers américains en lui faisant part d’une lettre adressée à ses clients.

Bloomberg BusinessWeek ne semble toujours pas en démordre : malgré toutes les critiques dont ont pu faire l’objet ses affirmations de piratage chinois sur du matériel informatique en usine, en particulier sur des cartes mères Supermicro, nos confrères sembler camper silencieusement sur leurs positions.

A l’inverse, certains acteurs mis en cause donnent l’impression de ne pas décolérer. Le Pdg d’Apple, Tim Cook, a ainsi formellement démenti les allégations des journalistes du site américain, complétant la déclaration officielle publiée par le groupe à la pomme. Dans les colonnes de Buzzfeed News, il assure ainsi qu’il « n’y a aucune vérité dans leur histoire au sujet d’Apple ». Et d'ajouter, sans ambages : « ils doivent faire ce qui s’impose et se rétracter ». Au passage, Tim Cook assure avoir « personnellement parlé aux reporters de Bloomberg » et que toutes leurs questions ont trouvé réponse.

Il n’est pas seul sur cette ligne. Andy Jassy, patron d’AWS, estime également ouvertement que Bloomberg devrait manger son chapeau. Pour lui, « les reporters ont été manipulés ou ont pris des libertés ». Surtout, tout au fil des échanges, « ils n’ont présenté aucune preuve ; l’histoire changeait sans arrêt, et ils n’ont pas montré d’intérêt pour nos réponses à moins qu’elles ne valident leurs théories ».

De son côté, OVH a profité de sa grand messe, la semaine dernière, pour réaffirmer sa confiance dans Supermicro, soulignant au passage inspecter systématiquement les équipements qui lui sont livrés, avant leur déploiement.

Pour sa part, Supermicro a pris soin de communiquer directement avec ses clients. Dans la lettre qu’il leur a adressée, qui depuis a été partagée avec le gendarme des marchés boursiers américains, la SEC, le constructeur explique d’emblée être « confiant » dans le fait que les allégations formulées par nos confrères de Bloomberg BusinessWeek « sont fausses ». Et de souligner à quel point il est « difficile de prouver que rien ne s’est passé, [puisque] même les reporters n’ont produit aucune carte mère affectée, ni aucune puce malicieuse ».

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