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DataStax veut facturer à la seconde son cloud managé

La société souhaite faciliter les cas d’usage à la demande de DSE (DataStax Enterprise) en proposant un modèle de facturation plus souple et mise sur sa technologie pour fédérer des cas d’usages multi-domaines.

Pour mieux s’insérer sur un marché où la concurrence fait rage, DataStax a décidé de peser de tout son poids avec son approche multi-domaines, hybride et multi-cloud pour tenter d’imposer son concept de « couche de données opérationnelle » (Operational Data Layer, en anglais). Ce concept a de quoi raviver la mémoire des observateurs du secteur des bases de données, car il s’agit également d’un principe mis en avant par MapR ou encore par MarkLogic – ce dernier se présente comme un hub de données opérationnel – pour n’en citer que certains.

Et c’est l’un des problèmes de DataStax qui doit justement ajuster son positionnement sur un marché certes peuplé d’une concurrence qui vient des pure-players ou encore de service taillés pour le cloud, que sont AWS DynamoDB, CosmoDB ou encore Spanner chez Google.

L’heure est alors à s’ajuster… et cela passe par une adaptation du modèle de consommation de DataStax Enterprise dans le cloud.

La société dispose de plusieurs modèles de déploiement cloud. Elle propose d’abord un premier niveau qui permet de déployer Cassandra sur n’importe quelle plateforme cloud, Azure, AWS, Google et Oracle. Cela est possible via son architecture masterless. « Notre architecture permet de déployer Cassandra sur plusieurs datacenters et de satisfaire les velléités multi-cloud des entreprises », souligne en substance Xavier Guérin le vice-président EMEA de DataStax, tout en rappelant que dans ce domaine, les entreprises américaines ont un coup d’avance. Cassandra permet de synchroniser deux datacenters et les nœuds en place. La synchronisation est incluse nativement, que ce soit sur site ou dans le cloud.  DataStax propose d’ailleurs un outil pour gérer les configurations, OpsCenter. Celui-ci prend en compte l’installation et la configuration des clusters, cloud ou pas.

Mais DataStax compte bien diversifier les usages de sa plateforme dans le cloud en proposant un mode de facturation à la seconde de son DataStax Managed Cloud. A travers cette offre, « on dimensionne une plateforme avec le client. DataStax est installé dans le cloud public et dans le VPC (Virtual Private Cloud) du client, au plus près des applications. Un bastion est inséré entre les 2 parties. Les équipes DataStax s’occupent de l’opérationnel », explique Cédrick Lunven, Developer Advocate au sein de la société.

« Cette facturation à la seconde va renforcer l’utilisation de la solution. Il existe un besoin pour des usages d’instances sur des périodes courtes et limitées », précise Xavier Guérin.

Aujourd’hui, le Managed Cloud est facturé sous la forme d’un abonnement à l’année et selon le nombre de nœuds.  « Nous allons attirer des clients qui n’utiliseraient de toute façon pas une licence annuelle sur site », souligne Xavier Guerin. Notons qu’AWS propose déjà une facture à la seconde.

Cela permet aussi à DataStax de jouer sur le champ fonctionnel pour contrer les mastodontes du cloud. « Nous pouvons nous confronter à DynamoDB par exemple, en leur présentant nos fonctions supplémentaires », souligne Cédrick Lunven, citant par exemple les traitements que l’on peut opérer avec Spark sur un cluster Cassandra / DataStax sans avoir à déplacer les données.

« Leurs fonctionnalités ne sont pas aussi riches que les nôtres. Si le client a besoin de ces fonctions, qu’elles soient consommables à l’année ou la seconde, il viendra chez nous parce qu’elles lui sont essentielles »,  explique à son tour le vice-président EMEA de DataStax. « Si par exemple, le client a une stratégie de cloud hybride, il ne pourra pas aller chez les autres. »

Le multi-domaine, l’autre arme de DataStax

Mais pour se distinguer, DataStax mise aussi - et surtout - sur l’architecture de Cassandra et de DSE. L’approche multi-domaine permet par exemple à DataStax d’entrer par une porte dans l’entreprise pour répondre à un unique cas d’usage et d’évoluer au rythme de l’entreprise vers d’autres cas d’usage. Le tout, à partir d’un socle unique. Ce principe lui permet par exemple de se différencier des bases de données de niche, spécialisées sur un segment donné, à l’image par exemple du time series (données temporelles), exploitées pour ces cas d’usages liés à l’Internet des objets par exemple – InfluxDB constitue un exemple.

« Cassandra reste une base généraliste. Le time series est une spécialisation de la base et du modèle de données que l’on configure », précise Cédrick Lunven. Avec Cassandra, toutes les données stockées sur disque sont rangées et ordonnées (un élément indispensable pour ce domaine d’activité, NDLR). Le tout dans un environnement distribué très scalable.

Mais, DataStax va plus loin. La base NoSQL permet justement de placer côte à côte différents cas d’usage. D’ailleurs, « On a très peu de clients qui n’ont qu’un seul cas d’usage », ajoute Xavier Guérin. Plus de la moitié des revenus de DataStax en France vient de la base installée. Ces entreprises font évoluer les cas d’usage de Cassandra au gré de leurs besoins. Le responsable cite la finance, les assurances, les telcos, le retail et le gouvernement.

C’est aussi pour cette raison que la société propose également dans DSE un modèle graphe, qui constitue alors une autre option de configuration. « Il s’agit d’une extension chez des cas d’usage en place. Généralement, nous devons encore évangéliser les cas d’usage autour du graphe. Cette technologie et ses usages ne sont pas encore bien compris ». Mais l’approche très graphique, induite par les graphes, permet de faire émerger plus rapidement les cas d’application auprès des métiers, soutient Cédrick Lunven. En somme, « on arrive plus rapidement au PoC ».

 

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