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DataStax présente sa propre déclinaison de Cassandra

La société veut répondre aux besoins des entreprises souhaitant capitaliser sur les fonctions cœur de Cassandra mais sans investir dans celles plus avancées de DataStax Entreprise.

Datastax a décidé de capitaliser sur son expertise dans Cassandra pour présenter une offre de support premium de la base open source. La société qui, depuis sa création, développe Datastax Entreprise (DSE), une déclinaison enrichie de Cassandra, cherche à s’ouvrir à un public plus large avec cette offre davantage centrée sur l’entrée de gamme.

Concrètement, DataStax Distribution of Apache Cassandra (DDAC) s’apparente à une version certifiée du cœur de Cassandra auquel la société a greffé une offre de support (8 heures / 5 jours ou  24/7). Cette déclinaison est très proche de la version communautaire de la base de données et a subi « le même processus strict d’assurance qualité (AQ) et de tests de certification que DataStax Enterprise », explique Xavier Guérin, vice-président EMEA de DataStax. Logiquement, DDAC ne bénéficie pas des développements et des innovations qui ont été inclus à DSE, à savoir les modules de Search (bâtis sur SolR), de Spark pour l’analytics et encore moins celui intégrant les graphes à l’ensemble.

Les outils de OpsCenter, GraphLoader ou encore le studio ne sont également pas présents dans cette version DDAC, tout comme les modules avancés en matière de sécurité. En revanche, des outils de chargements et migrations de données, propres à DataStax y ont été inclus.

La société Datastax s’est en effet bâtie sur son expertise Cassandra. La société rassemble l’essentiel de la matière grise qui compose ce cœur technologique. A vrai dire, rappelle Xavier Guérin, « 85 % des committers à Cassandra sont chez Datastax, nous en sommes les experts et donnons la direction des évolutions de la base de données ». La société gère également la stabilité du code.
Datastax a traduit son expertise dans une version premium et certifié de Cassandra, Datastax Enterprise, qui est composé d’un cœur open source auxquels sont associés des composants propriétaires, issus de la R&D en interne ou des rachats.

Suite à une décision stratégique venue du CEO de la société, Datastax a souhaité mettre en place une stratégie où les clients de la marque bénéficient des développements et innovations avant la communauté. « Il y a presque un an et demi, la société portait d’abord les innovations à la communauté Cassandra puis dans un second temps, à DSE. Ce qui n’était pas très logique pour les clients de Datastax. On a décidé non seulement d’apporter les fonctionnalités en priorité à la base payante, et de ne pas tout reverser dans Cassandra », commente Xavier Guérin.  Cependant, ce modèle ne s’applique pas uniquement aux modules propriétaires qui viennent se greffer à un cœur open source. Datastax peut également modifier le cœur de Cassandra mais ne rendre disponibles que ces développements à la base payante de DSE. C’est notamment le cas avec la v6 de DSE, précise Cédrick Lunven, Developer Advocate chez Datastax. Ces modifications portent par exemple sur les performances. Et pas des moindres, puisqu’avec ces ajustements, DSE 6 serait deux fois plus rapide en lecture et en écriture que Cassandra, note encore le spécialiste.

S’aligner sur les contraintes budgétaires des entreprises

Alors pourquoi DDAC ? Pour coller un peu plus aux desiderata des entreprises et des usages de Cassandra, notamment en matière de gestion des coûts. « La facturation de DataStax Enterprise (avec tous les modules intégrés, NDLR) est aujourd'hui réalisée au nœud », explique Xavier Guérin. Or,  « la plupart de nos clients commencent avec une utilisation seule du core Cassandra et voudraient disposer d'une facturation ajustée dans la mesure où ils n'utilisent pas les autres workloads », ajoute-t-il. « La réalité du marché est que tous les clients n'ont pas besoin de toutes ces améliorations et voudraient payer un prix au plus juste. » D’ailleurs, confirme-t-il, « nous avons même désormais des clients utilisant DDAC et DSE en parallèle et dans des environnements différents, ce qui leur permet d'optimiser leurs coûts ».

Mais DataStax voit également des offres de support partir vers des prestataires tiers, qui pratiquent « des taux moyens journaliers prohibitifs », témoigne-t-il encore. Pas question donc de laisser aussi filer ces contrats pour DataStax, qui martèle haut et fort son statut d’expert Cassandra.

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