Nouvel iPad Pro, le client léger ultime ?

Apple a récemment levé le voile sur la révision 2020 de la déclinaison pro de sa tablette, lançant au passage la version 13.4 de son système d’exploitation mobile. De quoi en faire finalement une alternative à l’ordinateur portable ?

Présenté fin mars, l’iPad Pro millésime 2020 profite d’un nouveau processeur, d’une caméra à double optique, d’un capteur LiDAR et d'un microphone améliorés – qui se désactivent matériellement lorsque la protection est rabattue sur l’écran. Mais le plus intéressant est peut-être à chercher du côté du logiciel et des accessoires, avec en particulier le nouveau clavier annoncé en même temps.

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Disponible depuis peu, iPadOS 13.4 apporte un véritable support pour les trackpads et souris. Et justement, le nouveau clavier Magic Keyboard pour iPad Pro dispose de vraies touches rétroéclairées, et d’un trackpad. Il permet en ouvre d’ajuster l’angle d’inclinaison de la tablette, et même de la charger via un port USB-C pendant l'utilisation. Il sera disponible courant mai.

Dans la pratique, ce nouveau clavier pourrait bien apporter à l’iPad Pro ce qui lui a manqué pour s’imposer comme alternative à l’ordinateur portable : de quoi l’utiliser aussi bien comme tablette que comme poste de travail et en faire un véritable hybride 2-en-1. Mais cela n’est qu’une partie de l’équation. L’autre se règle par le logiciel. Apple a décidé de confiner l’iPad à une approche tablette de l’interface utilisateur. Et sa gestion du multitâche dans ce contexte ne lui vaut pas que des louanges. Mais cela n’empêche pas beaucoup de personnes de se laisser convaincre. Et puis iPadOS 13 a apporté d’importantes avancées.

Avec lui, l’écran d’accueil des tablettes d’Apple apparaîtra tout d’abord moins vide : aux côtés des icônes des applications installées pourront prendre place des widgets. Mais les vraies avancées vont au-delà. Et cela commence avec le multitâches, revu pour fluidifier le passage d’une application à l’autre, mais aussi pour permettre l’ouverture de plusieurs instances d’une même application en parallèle, le tout avec des capacités de glisser-déposer plus vastes. Au passage, iPadOS emprunte à macOS la fonctionnalité App Exposé, permettant de voir toutes les instances ouvertes d’une application en un clin d’œil, à partir de son icône dans le dock.

L’une des importantes nouveautés est peut-être surtout à chercher du côté de Safari. Apple a travaillé à offrir un comportement comparable à la version macOS de son navigateur Web, pour profiter pleinement de la surface d’affichage disponible. La différence d’expérience existant jusqu’à lors était l’un des principaux bémols que nous avions relevés il y a un an. Et comme sous macOS, il est possible, sous iPadOS 13, d’enregistrer les onglets d’une fenêtre comme des signets. Enfin, un gestionnaire de téléchargements a fait son apparition.

Le support amélioré des souris et des trackpads, avec le dernier clavier d’Apple ou un autre, peut également ouvrir de nouvelles perspectives pour l’utilisation de l’iPad Pro comme client léger, pour accéder à des applications et postes de travail virtualisés. De quoi souligner au passage le chemin parcouru par Apple en matière d’ouverture, en cinq ans : fin janvier 2015, Citrix levait le voile sur la souris X1 pour accompagner ses clients utilisateurs de Receiver sur iPad.

Pour approfondir sur Virtualisation du poste de travail

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