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IAM : CyberArk s’invite sur le marché de l’IDaaS avec l’acquisition d’Idaptive

Connu et réputé pour son offre dédiée à la gestion des comptes à privilèges, CyberArk semble décidé à s’élancer sur celui de la gestion des accès en mode service en rachetant cette spin-off de Centrify.

CyberArk vient d’annoncer le rachat, pour 70 M$, d’Idaptive. Dans un communiqué de presse, Udi Mokady, le patron de CyberArk, justifie l’opération : « avec Idaptive, CyberArk va offrir à ses clients une approche de gestion des identités en mode SaaS, concentrée sur la sécurité – avec en son cœur la gestion des comptes à privilèges – qui réduit le risque, simplifie les opérations et améliore l’agilité métier ».
Et de rappeler qu’Idaptive propose SSO et authentification à facteurs multiples, matinée d’analyse contextuelle pour raccourcir le processus d’authentification pour les utilisateurs présentant un profil de risque réduit. Mais cette opération ne manque pas d’une certaine ironie.

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De fait, Idaptive fut un temps l’activité IDaaS de Centrify, jusqu’à ce que ce dernier ne décide de s’en séparer, à l’automne 2018, pour se concentrer sur… la gestion des comptes à privilèges, et venir s’y confronter un peu plus frontalement à… CyberArk, notamment. Cette scission avait été l’occasion du départ de Tom Kemp, co-fondateur de Centrify et celui qui l’avait piloté pour construire une offre combinant administration de la mobilité d’entreprise (EMM), IDaaS, et donc gestion des comptes à privilèges.
Un an et demi plus tard, donc, CyberArk s’offre donc une ancienne part de l’un ses concurrents actuels, pour s’inscrire dans une logique consolidée à laquelle celui-ci avait cessé de croire.

Mais cette opération n’en constitue pas moins une certaine surprise. Jusqu’ici, les segments de la gestion des comptes à privilèges (PAM) et de l’IDaaS ont plutôt eu tendance à rester distincts. Mais peut-être cette acquisition d’Idaptive par CyberArk signale-t-elle une tendance émergente dans laquelle Wallix se serait déjà engagé l’an dernier, avec le rachat de Trustelem.

À l’époque, Wallix indiquait trouver son intérêt dans l’opération à au moins deux titres : « s’affirmer comme acteur fédérateur de la cybersécurité européenne » et étendre son offre sur un « marché adjacent à celui de la protection des accès à privilèges ». Wallix vient d’ailleurs tout juste d’annoncer le lancement du fruit de cette opération, le lancement du service Wallix Trustelem.

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