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Confluence transforme les contenus en infographies
La base de connaissances d’Atlassian utilise une nouvelle IA pour transformer les documents en visuels, graphiques et présentations pour les rendre plus « activables ». Dans la même optique, Confluence s’ouvre à d’autres agents IA.
Par définition, les bases de connaissances sont remplies de documents et d’informations. Mais ces données ne sont pas toujours facilement exploitables. Le constat a poussé les éditeurs spécialistes du domaine à travailler sur la recherche sémantique, motorisée à l’IA, pour mieux extraire la substantifique moelle des fichiers qu’ils stockent. C’est typiquement le cas de « Rovo », l’assistant de Confluence de l’éditeur Atlassian. Mais il restait un autre point d’achoppement : le format texte des informations qui rendrait celles-ci peu « consommables ».
« Les connaissances existent, mais leur présentation actuelle ne correspond pas aux besoins de l’utilisateur final », avance Sanchan Saxena, responsable produit chez Atlassian. Autrement dit, les rapports et autres FAQ doivent être retravaillés manuellement pour en faire des slides, des graphiques ou des UI « activables ».
C’est pour répondre à ce deuxième défi que Confluence travaille sur un autre assistant, baptisé « Remix », pour prendre en charge ce type de transformations. « Le contenu se restructure pour s’adapter au lecteur, et non l’inverse », résume le responsable. « Une section riche en données se transforme en graphique. Une description de processus devient une infographie. Une analyse détaillée se mue en résumé visuel. »
À son lancement, Remix prendra en charge les visualisations de données, les infographies, les diagrammes et les graphiques. Mais « d’autres formats seront bientôt disponibles », promet Sanchan Saxena.
En plus de ce nouvel assistant, Atlassian pousse sa logique en ouvrant Confluence aux IA de trois outils tiers : Lovable et Replit (pour générer une app ou une UI à partir d’informations), et Gamma (présentation).
Ces intégrations s’appuient sur la plateforme MCP, ouverte, d’Atlassian. La particularité technique de ce « pont » est que Confluence ne se contente pas de transmettre les données à modéliser. Le contexte est également envoyé (auteur, projet auquel les données appartiennent, etc.).
Là aussi, différents nouveaux agents devraient suivre. « La plateforme MCP permet d’intégrer d’autres outils que ceux que nous avons lancés aujourd’hui », assure Sanchan Saxena. « Le protocole est ouvert, le serveur documenté et tout partenaire peut créer un agent qui exploite les connaissances de votre équipe dans Confluence, sans attendre que nous fassions une intégration sur mesure. »
Remix est actuellement disponible en bêta publique.
