RES Software contraint d’élargir son offre

VMware et Citrix ont acquis des outils de gestion de l’environnement utilisateur, ne laissant à des spécialistes du domaine comme RES Software d’autre choix que d’évoluer.

RES Software dispose d’un nouveau Pdg et d’une nouvelle stratégie technologique basée sur l’unification de ses outils logiciels pour aller au-delà de la gestion du profil utilisateur.

Al Monserrat a ainsi récemment quitté Citrix pour rejoindre RES Software. Avant ce transfert, il a été vice-président ventes et services monde de Citrix durant 7 ans. Son ambition est de transformer l’imagine de RES Software : il souhaite qu’on cesse de l’appréhender comme l’éditeur d’une outil complémentaire du VDI pour être vu comme celui d’un logiciel qui permet de gérer les utilisateurs finaux partout, sur n’importe quel terminal.

« Nous voulons être vus à travers ce nouveau prisme », explique-t-il, soulignant vouloir sortir de l’image d’un éditeur centré sur un seul outil : « nous innovons autour de l’expérience utilisateur et permettons à l’IT d’automatiser ses processus métiers pour améliorer la productivité des utilisateurs ».

En début d’année dernière, l’éditeur a lancé RES IT Store, où l’IT peut proposer des applications et des services aux utilisateurs finaux, via un portail en self-service.

Re-baptisé depuis RES One Service Store, ce produit fait partie de la suite RES One visant à aider l’IT à administrer et automatiser l’informatique de l’utilisateur finale, pour le poste de travail traditionnel comme pour le mobile, avec justement de nouvelles applications mobiles qui permettent aux employés de demander des applications et des services à partir de leurs terminaux iOS et Android. Les DSI peuvent également approuver les demandes des utilisateurs à partir de leurs propres terminaux mobiles.

« La suite est conçue pour l’automatisation de la fourniture des composants de l’environnement de travail numérique de l’utilisateur final », explique Montserrat. « L’automatisation de processus redondants constitue ici la principale valeur ajoutée, en permettant à l’IT d’éliminer des tâches répétitives, tout en améliorant la sécurité et en réduisant les coûts ».

Les analystes considèrent qu’aller au-delà de son savoir-faire de base est une démarche pertinente. D’autant plus que les entreprises ont besoin de stratégies pour l’informatique de l’utilisateur final qui répondent pleinement et de bout en bout aux questions de sécurité, d’administration et d’automatisation, quel que soit l’endroit ou l’appareil avec lequel l’utilisateur veut travailler, estime Mike Matchett, analyste sénior et consultant au sein du cabinet Taneja.

« Les éditeurs de ce domaine qui peuvent apporter au marché des solutions cohérentes qui recouvrent toutes ces préoccupation et aident les utilisateurs à se supporter eux-mêmes, autant que possible, sont appelés à dominer », assure Matchett.

UMC Health System, au Texas, utilise RES Workspace Manager pour gérer les profils utilisateurs de son environnement Citrix. Workspace lui a permis de simplifier ce qui aurait sinon été un environnement VDI complexe.

Précédemment, UMC utilisait sept images de base, contre trois désormais, pour fournir 600 postes virtuels, avec un objectif final de 1200, explique Shawn Bradley, responsable de l’exploitation du centre de calcul d’UMC :  « RES a simplifié nos workflow et nous a permis de rendre les changements faciles. Après trois ans d’expérience avec XenDesktop, je pense qu’il serait idiot de ne pas utiliser RES ou un produit comparable pour déployer du VDI auprès d’un vaste éventail d’utilisateurs ».

L’entreprise a étudié RES One et prévoit de l’utiliser pour administrer l’ensemble de son environnement utilisateur qui regroupe XenDesktop, XenApp, Sharefile, et XenMobile, explique Phil Alexander, RSSI d’UMC : « nous ne pouvons pas fournir des iPad ou d’autres terminaux mobiles. Nous devons donc trouver une solution qui permette aux utilisateurs de profiter de leurs appareils mobiles de manière sûre ».

Et l’un des points séduisants est précisément la sécurité : les outils de RES ne laissent pas les utilisateurs enregistrer de données sur leurs appareils personnels. Ils ne peuvent pas non plus imprimer ni réaliser de captures d’écran : « vous pouvez ouvrir une session dans l’application et travailler avec, mais je ne veux pas que l’on imprime chez soi, par exemple, sans que je le sache ».

RES One, prévu pour le 1er août, consiste donc en une suite unifiée avec portail Web d’administration permettant à l’IT de configurer la fourniture automatique des applications et des services aux utilisateurs, ainsi qu’un nouvel éditeur de workflow qui automatise les tâches et assure le suivi de toutes les activités. Le portail donne également à l’IT une façon de suivre qui accède à quelles applications et de consulter l’historique complet des changements.

RES One peut également être utilisé pour la gestion des licences : si les utilisateurs arrêtent d’utiliser une application pour certain temps, la DSI peut évaluer si la licence reste nécessaire ou désactiver l’accès à l’application.

« De nombreuses entreprises échouent à suivre les départs. Souvent, les anciens emploient conservent des droits d’accès avec les risques de sécurité induits », explique Montserrat. Dès lors, « automatiser ces stratégies renforce les processus et aide à la conformité ».

Et pour la sécurité, RES One intègre un mécanisme de listes blanches avancé basé sur la signature des applications. La suite fournit en outre des packs d’automatisation pour accélérer les tâches routinières dans les outils que l’IT utilise déjà, pour la gestion des terminaux mobiles (MDM), celle des services It (ITSM), celle du cycle de vie des PC, ou encore de la virtualisation.

L’éditeur a également lancé RES One Workspace, version mise à jour de Workspace Manager, avec des améliorations de sécurité et des outils de découverte automatique pour assister l’IT dans les migrations vers Office 365. Le logiciel embarque en outre des extensions pour Maximo, BigFix, Remedy, ServiceNow, Softlayer et FiberLink.

Plus tard, RES Software prévoit de proposer la suite RES One sous la forme d’un service. Elle sera initialement commercialisée 180 $ par utilisateur.

Adapté de l’anglais.

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