IBM courtise un peu plus les développeurs Open Source

La plateforme DeveloperWorks Open centralise 50 projets IBM placés dans l’Open Source afin d’accompagner les développeurs et de les aider à contribuer.

IBM a décidé de dynamiser la communauté Open Source autour de certains de ses projets. A l’occasion de la conférence OOSCON qui se tient actuellement à Portland aux Etats-Unis, Big Blue a annoncé une déclinaison de son très populaire portail de ressources pour développeurs DeveloperWorks pour l’Open Source. A la clé, la présentation de DeveloperWorks Open, dont la vocation est de proposer une plateforme centralisée dans laquelle les développeurs attirés par l’Open Source peuvent piocher parmi les technologies IBM. Et surtout contribuer, selon le mécanisme très cher à l’Open Source. « Il s’agit ici de créer une communauté autour de nos outils », a lancé Angel Diaz (en illustration), Vice-président, Cloud Technology & Architecture, IBM, lors de la présentation de la plateforme lors de la conférence.

Au total, cette plateforme doit rassembler, d’ici à la fin de l’année quelque 50 projets qu’IBM a décidé de verser dans l’Open Source. Les projets y sont regroupés dans 9 catégories : Analytics, Cloud, Data Management, Design, Internet des objets, mobile, sécurité, social et bien sûr Watson.

Chaque projet dispose de sa fiche détaillée, donnant un accès rapide au téléchargement direct ou encore à Github ou StackOverflow.  Le projet peut également être cloné. Rien de finalement nouveau en termes de mécanisme de contribution ou d’accès au code. Les utilisateurs ont également accès à des ressources éducatives dédiées.

Parmi les projets, on retrouve par exemple Agentless System Crawler, un framework de monitoring de services Cloud doué de capacités analytiques, ou encore Node Application Metrics, un outil pour collecter les données liées aux performances et gestion des ressources d’applications Node.JS. On retrouve également Cognitive Catalyst, qui s’apparente davantage à une communauté pour le développement d’applications cognitives bâties sur Watson.

Traduire l’Open Source dans l’industrie

Toutefois, pour IBM, DeveloperWorks Open semble répondre aussi à un besoin industriel : celui de combler un manque entre l’Open Source et les besoins métiers. « IBM lance ce projet pour supprimer les obstacles qui freinent les développeurs dans la transformation du code Open Source en applications durables capables de résoudre de vrais besoins métiers », lâche IBM dans un communiqué.

De fait, Big Blue a ouvert et placé sur sa plateforme des modèles d’applications mobiles pré-configurés issus directement de son portefeuille de technologies MobileFirst. Elles sont taillées pour certains verticaux, comme la distribution, la santé, les assurances et la banque par exemple. On retrouve ainsi IBM Ready App for Healthcare, IBM Ready App for Insurance, Banking et Insurance. “En utilisant IBM Ready App for Insurance, vous avez accès à une application mobile pré-configurée qui s’intègre à la plateforme MobileFirst et Cloudant”, explique par exemple la page du projet.

Ces projets seront également disponibles sur le Paas Cloud Foundry du groupe, Bluemix.

Et comme pour fertiliser ce terreau Open Source, accessible via Bluemix, IBM a entrepris de s’allier avec le monde académique pour proposer des cursus dédiés, en informatique ou en ingénierie par exemple, où Bluemix servira d’outil principal. Big Blue annonce ainsi avoir étendu son programme IBM Academic Initiative au monde du Cloud avec IBM Academic Intiative for Cloud. Au total 210 universités dans le monde sont concernées (pour l’heure, on ne sait pas si la France est concernée).

En fait, ce programme étend la durée de la période de test de Bluemix aux universités éligibles au programme Academic Initiative (12 mois pour une université (renouvelable), 24 pour un projet de recherche et jusqu’à 6 mois pour les étudiants inscrits dans une université éligible). « IBM contribue à armer les développeurs de demain avec les dernières innovations et à nourrir les compétences adéquates pour rejoindre les effectifs et créer des applications Cloud d’entreprise (…) », explique IBM.

 

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