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CloudScreener avance petit à petit vers les Etats-Unis

Après une deuxième levée de fonds, CloudScreener travaille à une troisième pour financer l’ouverture de son bureau aux Etats-Unis. D’ici là, la société affute son offre.

CloudScreener a profité de l’été pour séduire une nouvelle fois les investisseurs. Cette société, installée sur le marché français avec son offre de comparateur de Cloud et de dashboard des performances, a réussi à lever quelque 500 000 d’euros supplémentaires, après avoir glané 600 000 euros en 2014. La société, qui a décidé de mettre des thermomètres dans l’infrastructure la plus nébuleuse, entend bien désormais se tourner vers les Etats-Unis pour faire valoir son offre et se rapprocher de ces grands fournisseurs de Cloud qui font aujourd’hui la pluie et le beau temps.

Toutefois, avant de toucher le sol américain, CloudScreener a continué sur sa lancée. Cette deuxième levée de fonds de 500 000 euros a permis de « franchir un nouveau palier » en étoffant la R&D de la société, rappelle Anthony Sollinger, le CEO de la société.  Des ingénieurs ont en effet été recrutés. « Nous avons besoin de  continuer à investir dans le produit, l’infrastructure et faire de l’innovation. »

Certaines actions ont aussi été menées avec l’international– discussions avec des partenaires, écosystème des start-ups . Comme un  préambule à sa future implantation, la société prendra également un stand lors de la conférence d’AWS, Re:Invent, qui se tient à San Francisco du 28 novembre au 2 décembre.

Direction San Francisco

Mais ce n’est qu’un point de départ qui confirme l’ouverture prochaine d’un bureau aux Etats-Unis, à San Francisco. Cela est planifié mais ne sera possible qu’avec la prochaine levée de fonds, en préparation. Celle-ci sera d’un montant plus important, au regard du projet, confirme Anthony Sollinger. Elle est prévue l’année prochaine.

Il juge cette étape indispensable pour « que CloudScreener soit un succès. Cela ne pourra se faire uniquement si la société a une patte américaine ».

Outre la taille du marché US, les entreprises sont certes plus en avance– et moins résistantes – au Cloud, ajoute-t-il. Mais il s’agit aussi de se rapprocher des grands fournisseurs de Cloud – et donc partenaires de CloudScreener.

« Jusqu’alors, cela n’a pas été un handicap de tout faire depuis la France, mais on pense que cela aura ses limites. Les heures de décalages sont  contraignantes et le fait de ne pas pouvoir se rendre facilement aux rendez-vous est un problème. »

Contrôler la qualité de services du Cloud

D’ici là la proposition de CloudScreener devait aussi être encore plus finalisée pour aller chercher un marché et des partenaires ayant une proximité presque naturelle avec le Cloud. Outre son offre historique de dashboard des performances,  la société a récemment accroché à son catalogue une offre de contrôle de la qualité de services du Cloud, qui s’inscrit selon Anthony Sollinger, en complémentarité.

Cette offre a d’abord été déployée auprès de la DINSIC (Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication), avant d’intégrer commercialement l’offre CloudScreener. La solution est aujourd’hui en cours de déploiement auprès de 5 grands comptes.

La DINSIC l’utilise par exemple pour contrôler la qualité de service du Cloud public de l’Etat – dont l’appel d’offres a été attribué à Orange Business Services et CloudWatt – en testant toute une série de critères clés. Concrètement, CloudScreener teste ces critères en permanence et  livre les résultats produits à la DINSIC dans une interface utilisateurs développée pour l’occasion. La DINSIC vérifie ainsi si les KPI sont atteints. L’historique des tests est également livré pour identifier les éventuels dysfonctionnements, leur durée dans le temps et à quel niveau. « La DINSIC peut ensuite revenir vers Orange », avec un bon niveau d’information.

Au catalogue de CloudScreener , cette mécanique prend la forme d’une solution de contrôle de la qualité de service de son infrastructure, sur mesure. « Les tests sont lancés sur l’infrastructure du client avec ses propres indicateurs et critères. Des coûts de paramétrage sont donc facturés, en plus de l’abonnement au service. »

Vers le placement intelligent de workloads

Mais  d’autres offres sont aussi en préparation, confirme-t-il. Et cela est davantage lié à l’évolution du mode de consommation. Comprendre : le mode décloisonné que peuvent désormais apporter les APIs. Si la société a certes revu son socle technologique sous la forme de microservices, et exposé  les APIs de ses services à des partenaires (comme LinkByNet), la société mise sur le fait que ces interfaces de programmation sont l’avenir.

« Dans un futur proche, nous allons vendre moins de dashbord et davantage d’accès par les APIs », note-t-il.  « Aujourd’hui les Clouds sont majoritairement développés par des humai ns ; et donc manuellement. Et cette décision n’est pas souvent remise en question. Et c’est un fait : les entreprises sont majoritairement mono-Cloud : un cloud privé ou public. Dans le meilleur des cas, elles font de l’hybride. Mais il est très rare qu’elles fassent du multi-clouds publics. Sauf dans le cas de tests, par exemple. »

CloudScreener pense donc que dans un avenir proche, celles-ci opteront pour un dispositif Cloud qui conjuguera plusieurs Clouds, et que les déploiements seront du coup automatisés, et donc plus fréquents  qu’aujourd’hui.  

Une approche que CloudScreener avait déjà esquissée avec la société CloudOrbit – qui aujourd’hui n’est plus.

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