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Clap de fin : CloudScreener cesse ses activités

La société parisienne et son offre SaaS de pilotage et de comparatif d’infrastructures cloud ne sont pas parvenues à trouver leur place sur un marché pourtant demandeur. Les co-fondateurs ont préféré fermer boutique, leur ambition de devenir un acteur de référence mondial n’étant plus atteignable.

CloudScreener, une société française spécialisée dans l’audit de services cloud, a décidé de mettre un terme à ses activités, a révélé Anthony Sollinger, co-fondateur de la société dans un entretien avec la rédaction. Née en 2014, CloudScreener avait mis au point une technologie d’écoute et d’analyse de performances et de SLA des grandes plateformes de cloud afin de réaliser des comparatifs ciblés pour les entreprises. Un thermomètre du cloud sur mesure en somme.

Mais malgré des réussites, explique Anthony Sollinger, « nous ne sommes pas arrivés au niveau d’ambition que nous avions prévu au départ ».

CloudScreener avait développé son offre en partant du principe que les Iaas du marché souffraient globalement d’un manque de lisibilité,  tant par leur volume de services que par leur grille tarifaire et le calcul du pricing. En livrant  un comparatif de ces critères – et d’autres notamment en matière de performances – CloudScreener pouvait créer des tableaux précis et cartographier ces clouds. La société avait également développé une interface graphique pour permettre de créer des configurations sur mesure, bâties sur des indicateurs ajoutés à la volée, via de simples glisser-déposer. L’entreprise avait la capacité de créer ainsi graphiquement son infrastructure sur mesure (type de VM, de stockage, réseau, OS, quantité de RAM, CPU, …) puis le moteur de CloudScreener la confrontait aux différents Iaas pris en compte par sa plateforme (AWS, IBM, OBS, …). Le tout étant facturé à l’abonnement, en mode Saas.

Cette plateforme avait également été déclinée pour pouvoir tester les clouds privés de grands comptes, avant leur éventuelle migration vers un cloud public. Cela était accompagné d’une offre de conseils.

CloudScreener était parvenue à attirer des grands comptes, comme LVMH ou encore la BNP, et la DINSIC dans  le secteur public (pour contrôler le cloud privé de l’Etat). Deux levées de fond lui avaient permis d’assurer sa R&D, de mettre en place des partenariats (avec feu-CloudOrbit et LinkByNet) et d’envisager l’ouverture d’un bureau aux Etats-Unis. En juillet dernier, la société d’Anthony Sollinger était encore finaliste des Trophées d’EuroCloud.

Un pas vers le conseil outillé

Mais tout cela n’a pas suffisamment profité à la société qui « n’est pas parvenue à devenir un acteur de référence mondial, son ambition initiale », confirme Anthony Sollinger. Un pivot avait été tenté à l’été dernier, en orientant ses activités davantage vers le conseil outillé. « On a des outils qui permettent de réaliser des analyses, mais nous avons des difficultés à les commercialiser en SaaS chez les clients », reconnait le co-fondateur. « Toutefois les besoins sont bien là. » L’offre de conseil visait justement à les accompagner dans leur démarche.

« Mais là encore, l’idée n’était pas la même qu’au départ ». Pour lui, et son équipe, l’arrêt des activités était alors « la meilleure décision ».

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