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vSphere devient le second hyperviseur sur le cloud Amazon AWS

VMWare et Amazon AWS ont noué une alliance stratégique d’importance qui va voir le premier utiliser les ressources d’Amazon pour proposer des solutions de cloud public à ses clients, et le second faire de VMware son partenaire pour le cloud privé

Il a gelé en enfer… VMware et Amazon AWS ont noué hier une alliance stratégique pour proposer des services de cloud hybrides aux entreprises. Selon les termes de l’accord, VMware va utiliser l’infrastructure d’AWS comme son infrastructure cloud primaire, tandis qu’Amazon AWS s’appuiera sur les solutions d’infrastructure de VMware pour offrir des solutions de cloud privé.

Implicitement, Amazon reconnaît ainsi que le cloud public ne peut répondre à tous les besoins et que certains clients conserveront des ressources en mode privé. Tandis que VMware enterre sans doute définitivement son ambition de développer son propre cloud Vcloud Air.

Une offre de cloud public basée sur les technologies VMware

La première conséquence visible de l’accord est que l’ensemble de la pile Cloud Foundation de VMware (qui inclut vSphere, NSX, VSAN ainsi qu’une couche de provisioning matériel) va être disponible sur l’infrastructure d’Amazon AWS. Dans la pratique, la division cloud du géant de l’e-commerce mettra à disposition de VMware des serveurs physiques sur lesquels VMware déploiera ses briques d’infrastructures afin de les proposer à la demande en mode cloud à ses clients.

Comme l’explique Jeff Bar, l’évangéliste en chef d’Amazon AWS sur le blog du fournisseur de services en nuage, il s’agit de proposer des environnements VMware natifs en mode managé sur l’infrastructure d’AWS avec un mode de facturation à l’heure, à la demande ou sous forme d’abonnement. L’offre sera d’ailleurs commercialisée par VMware et non par Amazon. D’une certaine façon, Amazon AWS a accepté d’agir comme l’hébergeur du cloud VMware.

La solution devrait dans la pratique s’apparenter à ce que peut proposer un OVH avec son offre de cloud dédié VMware, avec toutefois l’avantage d’être colocalisée dans les datacenters d’Amazon AWS et donc de pouvoir s’interfacer à très haut débit avec les autres services offerts par le géant du cloud. S’appuyant sur l’ensemble des briques d’infrastructures de VMware, elle permettra aussi aux entreprises de mettre en place des stratégies de cloud hybride et de déplacer de façon transparente leurs VM de leurs datacenters vers le cloud public et vice-versa. Notons que l’offre VMware s’interfacera avec les services existants d’Amazon et notamment l’offre d’accès réseau privé Direct Connect.

vSphere est désormais le second hyperviseur d’Amazon

Pour Amazon AWS, le fait d’accepter que vSphere tourne sur certains de ses serveurs est une première. Jusqu’alors, très jaloux de ses choix techniques, le géant du cloud appuyait ses services IaaS sur son propre hyperviseur, dérivé de Xen. L’accord avec VMware remet en question ce choix unique et va permettre aux clients d’utiliser l’infrastructure d’Amazon AWS tout en utilisant l’hyperviseur qui motorise aujourd’hui plus de 90 % de leurs applications critiques.

Avec cette concession, Amazon AWS entend sans doute encourager les entreprises à s’intéresser plus largement à infrastructures et à ses solutions cloud. Alors qu’auparavant l’absence de vSphere était un obstacle à la migration vers le cloud AWS, son support via l’offre de VMware pourrait inciter un plus grand nombre de sociétés à s’intéresser à l’infrastructure du géant du cloud pour exécuter leurs applications patrimoniales.

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