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Revue de presse : les brèves IT de la semaine (9 juin)

Salon AI Paris : « on sort de l’hiver » mais ce n’est pas encore le printemps - OBS lance son deuxième Cloud public français (son premier avec Huwaei) – Rachat de la mémoire Flash de Toshiba : WD et Broadcom au coude à coude - Serveurs : HPE continue sa chute, Dell EMC conforte son nouveau leadership

LeMagIT revient chaque vendredi sur les actualités qui animent l'écosystème IT. Voici les 4 brèves de notre revue de la semaine.

Mémoire Flash de Toshiba : WD et Broadcom au coude à coude

Dernière ligne droite avant le dénouement du feuilleton politico-IT-économique de la vente de l’activité Flash de Toshiba. En début de semaine, selon Les Echos, Apple et Amazon s’étaient ralliés au Taïwanais Foxconn. Mais sans réelle perspective de l’emporter face aux deux offres de Broadcom et de Western Digital puisque le gouvernement japonais n’entend pas laisser filer à l’étranger (et encore moins en Chine) cette activité industrielle qualifiée de stratégique.

En milieu de semaine, des informations officieuses indiquaient que Toshiba avait commencé à pencher pour l’offre de l’américain Broadcom, soutenu par des banques japonaises et surtout beaucoup plus élevée que celle de Western Digital.

Ce matin, nouveau coup de théâtre, un des soutiens de la quatrième offre – celle du Coréen Hynix – a rejoint le consortium mené par Western Digital et des fonds publics japonais. Ce revirement du fonds Bain, décrit par Reuters, relance le suspense et pourrait augmenter la proposition de Western Digital.

Toujours selon Reuters, la décision de Toshiba devrait être prise la semaine prochaine. Elle pourrait connaitre un épilogue juridique si le conglomérat choisissait Broadcom. Western Digital, allié industrielle de Toshiba dans la Flash, considère en effet qu’il a un droit de regard – et donc de négociation préférentielle – avec Toshiba. Et que la vente de cette activité à un concurrent serait contraire à leur accord stratégique antérieur à la décision de la vente.

Toshiba est contraint de vendre sa lucrative activité stockage Flash, pourtant leader mondiale, pour éponger ses déboires dans une autre activité (le nucléaire aux Etats-Unis) qui a creusé une dette si abyssale (entre 8 et 10 milliards de dollars) qu’elle fait peser un péril sur l’existence même du conglomérat japonais. Foxconn et Broadcom ont proposé chacun des offres supérieures à 20 milliards, ce qui donnerait un sursis salutaire à Toshiba.

Serveurs : Dell EMC, plus gros vendeur mondial (encore et toujours)

La virtualisation, qui permet de mieux exploiter les ressources informatiques, continue de peser sur les ventes de serveurs. C’est ce qui ressort de l’estimation du premier trimestre 2017 de Gartner. Les ventes mondiales sont en net recul (-4,5 en revenus, -4,2 en unités).

Au global, la hausse des achats des géants du Cloud ne comble pas la contraction des achats des entreprises qui utilisent de plus en plus ces Clouds.

Dell-EMC est le grand gagnant de ce premier trimestre avec un chiffre d’affaires en progression de 5% quand ses concurrents dévissent (-35% pour IBM, -16% pour Lenovo, -9% pour HPE, -3% pour Cisco).

En nombre d’unités vendues, Dell EMC est devenu numéro 1 mondial au troisième trimestre 2016 et conforte sa position au bénéfice du recul continu de HPE (encore -17% de trimestre à trimestre après -20% sur les troisième et quatrième trimestres 2016). HPE reste néanmoins le leader du marché en chiffre d'affaires. Mais pour combien de temps ?

A l’opposé de la bonne santé de Dell EMC, les ventes de Lenovo s’effondrent sur le trimestre (-27%). Celles des deux autres chinois Huawei et Inspur bondissent respectivement de 20% et de 27%. Mais leurs faibles prix ne leur permettent pas de figurer dans le Top 5 des CA du secteur.

Salon AI Paris : « on sort de l’hiver » mais ce n’est pas encore le printemps

Mardi la première édition de Paris AI – salon organisé par la même société que Big Data Paris - s’est tenue à la Cité Universitaire pour promouvoir, dans la lignée de France IA, l’écosystème national de l’Intelligence Artificielle.

Bilan de cette manifestation : « on sort de l’hiver » dixit le conseiller Innovation au sein de France IA. On compte aujourd’hui 340 start-ups (80% dans le B2B), 5 500 chercheurs dans l'hexagone et la recherche avance rapidement.

Quant aux grands groupes, ils commencent à se frotter au domaine. Mais à se frotter seulement car « si la qualité de la R&D est très bonne, il existe encore des difficultés d’appropriation », note David Sadek de l’Institut Mines-Telecoms. Point commun de quasiment tous les projets : la recherche d’une automatisation qui conduise à la réduction des coûts

Les domaines à la pointe en France sont la publicité en ligne, la finance, la sécurité et la santé.

Autre constat, les frontières de l’IA peinent à se dessiner franchement (au regard de l’étendue sémantique du concept chez les fournisseurs). A tel point que certains analystes parlent d’effet de mode voire d’« IA Washing » qui cache la visibilité de projets sérieux, eux, comme l’apprentissage non supervisé (pour la détection des émotions ou les prises d’initiatives réellement autonomes).

OBS lance son deuxième Cloud public français

Mardi, Orange Business Services a lancé officiellement son nouveau Cloud public, Flexible Engine, qui s’appuie sur OpenStack et sur le matériel du fournisseur chinois Huawei.

« Flexible Engine est  commercialisé, opéré par Orange Business Services et entièrement sécurisé par les experts d’Orange Cyberdefense », assure aujourd’hui OBS.

Flexible Engine – qui s’ajoute au Cloud « souverain » Cloudwatt – est donc un nouveau IaaS français aux côtés de ceux d’Outscale, d’OVH, de Ikoula ou encore d’Oxalide (qui s’est vendu à Claranet la semaine dernière). Sans oublier les Clouds régionaux comme Cheops (Bordeaux), Gosis (Mande), Jaguar Networks (Marseille), ASP Serveur (La Ciotat) ou encore DCforData (en Rhones Alpes).

Comme ses concurrents, Flexible Engine veut s’adresser « aux entreprises de toute taille, tant pour leurs besoins domestiques que pour soutenir leurs activités à l’international ».

Son infrastructure est déjà déployée en France et en Asie. L’Europe du Nord et l’Amérique suivront dans le courant de l’année, puis l’Afrique en 2018.

Pour Orange et sa filiale B2B, les capteurs et les Smart Cities (collecte de données), le Cloud (stockage des données) et l’analyse des données (cf. le rachat de Business & Decision) sont des relais de croissance logiques et dans la continuité de son cœur de métier d’opérateur de réseaux (transport sécurisé des données).

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