Jr Casas - Fotolia

L'essentiel de la semaine vue par LeMagIT (10 novembre)

Le Fonds Unique Interministériel soutient sa première Blockchain - Les PME européennes investissent doucement dans l’IT - ERP, conteneurs et hybridation : prochains moteurs du Cloud - L’Inria et Qwant s’associent pour contrer Google - Après Afflelou, UGC passe à la signature électronique française

Comme chaque vendredi, LeMagIT revient sur les actualités qui animent l'écosystème IT. Voici les 5 brèves de notre semaine purement B2B.

IDC : les PME européennes investissent doucement mais surement dans l’IT

Les dépenses IT des PME européennes devraient terminer en hausse de 3,4% en 2017. Selon une étude d’IDC publiée ce jeudi, elles atteindraient 125,3 milliards de dollars.

En Europe, IDC évalue que ces dépenses des PME représentent un tiers des dépenses IT totales. « Les conditions se sont améliorées pour les PME, car l'accès aux marchés s'est amélioré grâce à une infrastructure matérielle et informatique renforcée, à des réformes réglementaires et à un accès plus facile à l'information et au financement. […] Le Cloud, le Big Data et l'analytique, ainsi que l'Internet des objets, le tout combiné à l'intelligence artificielle et aux systèmes cognitifs, sont devenus des technologies incontournables pour relever les défis quotidiens des entreprises », avance Carla La Croce, analyste chez IDC. Conséquence, pour elle, « les PME font preuve de résilience et d'une propension à investir ».

IDC définit les PME comme des entreprises de moins de 500 employés. Ce segment devraient dépasser les 137 milliards $ de dépenses IT d'ici 2021 – soit une croissance douce de 2,5% en moyenne par an.

Au sein des PME, les ETI (Midmarket, de 100 à 500 employés) représentent la grosse moitié des investissements (55.5%). Une proportion qu’IDC voit stable sur les 5 années à venir.

ERP, conteneurs et outils d’hybridation : moteurs de la croissance soutenue du Cloud (IDC)

Ce lundi, IDC a également publié son suivi semestriel du Cloud (IaaS, PaaS, SaaS). Dans sa globalité, les Clouds Publics auraient progressé de 29% sur la première moitié de 2017. « L'adoption du Cloud public s'accélère en grande partie parce que les entreprises constatent qu’il est devenu le tremplin de pratiquement toutes les nouvelles innovations IT au cours des 24 derniers mois », explique Frank Gens, SVP et Chief Analyst.

Le SaaS concentre à lui seul 68,5% des dépenses Cloud. « Beaucoup d'entreprises ont commencé par ce qui était le plus simple, en termes d'applications à migrer vers le cloud. Elles sont à présent en train d'évaluer la prochaine phase qui concernera des systèmes plus stratégiques (ERP, gestion de la chaîne d'approvisionnement, etc.). Ces projets vont alimenter la croissance future du SaaS », prédit Frank Gens.

Le PaaS reste le plus petit segment du Cloud (13,5 % en valeur) mais il connait la plus forte croissance (+50%). « Tous les fournisseurs modifient leurs solutions pour intégrer de l'automatisation tout le long du cycle de vie des applications. Les développeurs plébiscitent [ce mouvement] », constate IDC qui souligne également le rôle de catalyseur des conteneurs dans ce mouvement.

Enfin le IaaS (18% en valeur), continue d’être ultra-dominé par AWS. Malgré de nombreux abandons (HPE par exemple), la concurrence se fait de plus en plus forte avec de nouveaux IaaS (Oracle, Fujitsu, Alibaba ou Huawei) et avec de nouveaux services comme Azure Stack ou VMware Cloud sur AWS « qui facilitent le déploiement d’architectures hybrides, qui réduisent les barrières à l’adoption du Cloud [et qui] ouvrent la voie à la prochaine vague de déploiement dans le IaaS ». La partie infrastructure du Cloud progresse de 38%.

Au total, les dépenses IaaS, PaaS et SaaS avoisineraient les 63 milliards de dollars.

L’Inria et le français Qwant s’associent pour contrer Google

Alors que l’Inria a fêté cette semaine ses 50 ans en mettant en avant « une vision ouverte de l’informatique », l’institut et le moteur de recherche européen (et français) Qwant ont annoncé qu’ils avaient signé un partenariat intitulé « Smart Search and Privacy ».

Ce partenariat de quatre ans prend la forme d’un laboratoire commun centré autour des thèmes de la recherche d’informations sur le web, de la sécurité et du respect de la vie privée, des langages de programmation, des nouvelles données publiées sur internet et du traitement de ressources multimédias.

Qwant se positionne face à Google comme un moteur respectueux de la vie privée. L’entreprise développe également des fonctionnalités comme la détection d’émotions ou l’analyse de vidéos, « mais en gardant à chaque fois la notion de « privacy » et la capacité de rendre aux utilisateurs le contrôle de leur données », insiste le challenger française.

Au cœur de cette collaboration, des thématiques clefs de l’IT B2B actuelle - algorithmes, Big Data, AI et objets connectés – vont alimenter en expériences concrètes et réelles le savoir-faire de l’Inria.

Côté Qwant, le laboratoire est « l’opportunité d’accélérer la mise en place d’un champion européen […] et de répondre concrètement aux enjeux de confiance et de sécurité des recherches sur le web », synthétise Eric Léandri, président et co-fondateur du moteur de recherche.

Cet anti-Google soutenu par la CDC est aujourd’hui valorisé 70 millions d’euros. Rappelons qu’il existe un autre moteur de recherche français, Exalead, racheté 135 millions d’euros en 2010 par Dassault systèmes.

Le Fonds Unique Interministériel soutient son premier projet Blockchain

Le fonds d’investissement français Truffle Capital a lancé ce mercredi les bases d’un projet de Blockchain appliqué au « paiement dirigé ». Le paiement dirigé est un paiement financé par un tiers et destiné à une typologie d’achats, parfois effectués chez un commerçant prédéfini. Sa forme la plus connue est le chèque restaurant. Mais il concerne également - et surtout - un comme le remboursement de sinistre où un assureur indemnise son assuré en lui versant une somme d’argent destinée à un usage spécifique.

La « plateforme » Blockchain de Truffle Capital se nomme MoneyTrack. Elle sera développée conjointement par un consortium composé de l'Inria, du Pôle Universitaire Léonard de Vinci, de l’ESN Keyrus, de l’éditeur Ocaml Pro et de la start-up Wizypay (incubé par Truffle) qui digitalise les cartes cadeaux.

Il apparait au fil des PoCs que les blockchains ont surtout un intérêt dans un cadre de collaboration entre des entités indépendantes, parfois concurrentes. Pour le « paiement dirigé », la technologie semble donc pertinente puisque plusieurs acteurs - qui peuvent s’opposer et donc ne pas se faire confiance - interviennent dans le processus : émetteurs, bénéficiaires, commerçants, établissements de paiements.

Avec cette blockchain – et ses smart contracts – « les émetteurs pourront valider que les achats effectués par les bénéficiaires sont en adéquation avec l’allocation initiale », explique Truffle Capital. La plateforme veut également simplifier les paiements et automatiser les processus.

Cerise sur la blockchain, le Fonds Unique Interministériel (FUI) vient de dévoiler les résultats de son 24ème appel à projets. Parmi la trentaine de lauréat, il a sélectionné MoneyTrack qui deviendra, de fait, « la première plateforme blockchain subventionnée par le FUI » se réjouit Patrick Lord, Directeur d'Investissement.

MoneyTrack bénéfice par ailleurs de deux labellisation, par Finance Innovation et par Systematic Paris-Region.

Truffle Capital a lancé son incubateur Fintech en France (« le premier », revendique-t-il) en 2015.

Transformation Numérique : UGC numérise son parcours de souscription avec la signature électronique de Oodrive

L'offre illimitée d’UGC a été la première à séduire les spectateurs de cinéma lors de son lancement en 2000. Mais la traditionnelle souscription au format papier, qui n’a depuis que peu changé, était chronophage pour UGC. Le futur abonné devait remplir les formulaires à la main, renvoyer les pièces justificatives puis attendre un retour par voie postale de sa carte d'abonnement.

Pour accélérer le processus, UGC a décidé de passer à un parcours de souscription 100% digital. Avec à la clef, le délicat problème de la signature électronique.

Pour le régler, c’est la solution CertSign de Oodrive (le Dropbox-like B2B français) qui a été choisi par le groupe d'exploitation cinématographique.

Les résultats de ce projet ont été officiellement dévoilés mardi par Oodrive, après un aperçu confidentiel en mars au salon Documation. « UGC est passé de 21 à 2 minutes de traitement par dossier », se réjouit Nathalie Paget, Responsable Digital d’UGC. La carte arrive en 48h et la part des abonnements souscrits en ligne est aujourd’hui le double des souscriptions réalisées auparavant par correspondance.

CertSign est également utilisé en interne par le groupe Alain Afflelou pour fluidifier les relations avec les franchisés.

Approfondir

Soyez le premier à commenter

M'envoyer une notification dès qu'un autre membre commente.

Merci de créer un identifiant pour pouvoir poster votre commentaire.

- ANNONCES GOOGLE

Close