Cet article fait partie de notre guide: Comment bien gérer les performances de son SGBD

Performances des bases de données : quels outils et quelles fonctions prendre en compte

Pour vous aider à choisir le meilleur outil pour votre entreprise, il est important de passer en revue les fonctions premières des trois catégories d’applications de gestion des performances des bases de données.

Les systèmes de gestion de bases de données sont au cœur des applications modernes. Garantir un fonctionnement optimal de ces systèmes est impératif pour toutes les entreprises qui y adossent leurs activités. Les outils de gestion des performances des bases de données permettent de garantir un processus opérationnel continu en aidant les DBA à réduire, voire même à empêcher, les dégradations des performances. Toutefois avant d’investir, il est nécessaire d’avoir une compréhension globale et solide des fonctions clés, et donc de bien évaluer les produits du marché.

Suite de l'article ci-dessous

Si vous envisagez de mettre en place de tels outils, trois types de solutions s’offrent à vous : ceux qui garantissent un niveau de performances maximum au niveau du système, ceux qui gèrent les performances au niveau de la structure de la base et qui aident à maintenir son efficacité et les données, et ceux qui prennent en compte les performances du code SQL et des applications et détectent des possibilités d’optimisation.

Pour vous aider à choisir, passons en revue les fonctions premières qu’il convient avant tout d’examiner.

Qu’ont à offrir les différents outils de gestion des performances ?

  • Les outils de gestion et de monitoring de bases de données. Ces solutions s’occupent de la mécanique interne des SGBDR ainsi que des paramètres liés aux ressources et au système.  Ces outils permettent de contrôler et de rapporter en continu l’état des bases et donne aux DBA la possibilité de mettre en place des paliers types qui, une fois atteints, envoient des alertes. Ces solutions comportent généralement des tableaux de bord qui affichent les métriques clés ainsi que les paliers définis, et propose une interface pour les modifier. Celle-ci permet aussi de configurer les processus de génération de rapports sur les performances.

Un bon outil de gestion des performances de SGBDR doit aussi proposer des indicateurs sur l’utilisation des ressources de la base, comme l’usage de la mémoire et du CPU par exemple. Des outils plus avancés émettent quant à eux des recommandations d’optimisation, calculées à partir des mesures prises sur le système.

Parce que la plupart des implémentations des bases de données n’implique pas qu’une seule base, l’analyse du système fournit au DBA une vue consolidée pour administrer plusieurs instances à partir d’une unique interface. La découverte automatique d’instances ainsi que des assistants de configuration et d’installation font partie des fonctionnalités.

  • Les outils de monitoring et de gestion des structures des bases. Ces outils permettent d’identifier, d’analyser et de réparer les problèmes liés à la fragmentation des bases et l’utilisation des ressources. Les solutions d’analyse de bases de données monitorent, examinent et  créent des rapports sur les aspects stockage (indexes, tablespaces) et analysent les options pour améliorer les ressources.

Ils automatisent également l’analyse et la gestion de l’espace disque disponible pour résoudre des problèmes liés au manque de stockage, à la fragmentation des données ou encore à la taille des objets. Des alertes peuvent dans ce cas être envoyées au DBA.

Nombre de ces outils permettent de corriger de tels problèmes en allouant des ressources de stockage supplémentaires ou en défragmentant les données. Ce dernier procédé est généralement composé de plusieurs processus, qui doivent donc être orchestrés. Certains outils avancés permettent de ré-organiser la structure des bases de données afin que celles-ci restent opérationnelles.

  • Le monitoring de SQL. Ces outils contrôlent les instructions SQL pendant leur exécution, pour que le DBA puisse repérer les programmes et le code SQL potentiellement problématiques. Par exemple, un outil de monitoring SQL peut trier les instructions SQL par utilisation du CPU, pour en faciliter l’ajustement et se concentrer sur celles qui consomment le plus de ressources. L’outil peut aussi coupler les instructions SQL à certains programmes, à des procédures stockées ou à des types d’utilisateurs.

Après avoir identifié les instructions pouvant poser problème, les outils de gestion des performances peuvent aussi être utilisés pour examiner les schémas d’accès. Ceux-ci comportent les méthodes qui seront utilisées pour naviguer dans la base et accéder aux données. Ces outils simplifient donc l’affinage de SQL à partir de graphes, ou via des assistants pour optimiser les performances et faire des recommandations pour modifier le code SQL.

Certains outils de gestion des performances ont aussi la possibilité de simuler des environnements de production pour effectuer des tests. Les environnements de test n’ont souvent pas les mêmes ressources que les systèmes de production.

Ce qu’il faut aussi savoir

Lorsqu’on évalue les outils de gestion des performances de base, il est important de considérer d’autres critères :

  • Le nombre de SGBDR gérés.  Un outil de gestion hétérogène peut gérer plusieurs SGBDR au sein d’une unique interface alors qu’un outil homogène prend en compte un unique SGBDR.

Les départements IT, avec une base première, ou encore lorsque chaque DBA est spécialisé dans une technologie donnée, peuvent considérer les outils homogènes, car ils proposent un champ fonctionnel plus complet que les outils hétérogènes.

Pour ceux qui ont plus d’une base, mais un nombre limité de DBA, un outil hétérogène est capable de proposer les mêmes fonctionnalités pour chaque base, facilitant la tâche pour les DBA. De plus, ce type d’outil peut dissimuler les différences entre base et simplifier la gestion des performances.

  • Historique et indicateurs. Même s’il est impératif que les outils de gestion des performances soient capables d’identifier et de résoudre les problèmes, il est également capital qu’ils soient prêts à monitorer et analyser (et comparer) des indicateurs dans le temps. La plupart des outils qui monitorent les bases, leurs structures et SQL peut stocker l’historique des performances.

Conserver l’historique de vos performances vous permet d’identifier les tendances dans le temps. Avec un journal des métriques en matière de performances, vous pouvez vérifier et comparer les niveaux de performances. A cela s’ajoute la capacité à créer une performance référence – pour y confronter les différents niveaux et variations.

  • Coût et support. Le coût des outils de gestion de performance varie selon le type de la solution, l’éditeur et sa méthodologie de calcul du prix. Certains vendeurs d’outils hétérogènes facturent l’outil de base ainsi que chaque SGBDR pris en charge. D’autres se basent sur la taille des instances ; d’autres sur un abonnement annuel. Le support est généralement proposé 27/7, en ligne ou par téléphone. Il est pertinent de vérifier la réactivité de chaque fournisseur dans ce cas 

Série performances des bases de données

Cet article fait partie d’une série en 4 parties :

  1. Gestion des performances des SGBD : ce qu’il faut savoir avant de se lancer
  2. Performances des bases de données : trois signaux pour identifier les problèmes
  3. Performances des bases de données : quels outils et fonctions prendre en compte
  4. Bien choisir ses outils de gestion de performance des bases de données (à paraitre)

Pour approfondir sur Base de données

Close