Trois manières dont stockage VDI et serveurs diffèrent

Il est important de mesurer les différences entre la manière dont les serveurs et le VDI exploitent les ressources de stockage. Notamment dans l’impact de ces spécificités sur l’expérience utilisateur.

Aux débuts du VDI, le stockage s’est souvent retrouvé cible de toutes les critiques en cas d’échec de projets. Depuis, de nombreuses approches innovantes de gestion du stockage dans le contexte du VDI sont apparues. Et désormais, la capacité à fournir des ressources de stockage à des postes de travail virtualisés n’est plus limitée par les offres traditionnelles qui ont posé tant de problèmes. Des optimisations logicielles et des offres matérielles nouvelles apportent des réponses robustes.

Toutefois, le stockage reste souvent une raison d’échec des projets de VDI. Et l’une des principales raisons pour cela est que les administrateurs tendent à oublier que le stockage pour les postes de travail diffère sensiblement du stockage pour les serveurs. Les traitements associés aux données stockées par les premiers sont très différents de ceux réalisés sur les seconds. Voici les trois principales différences.

Les entrées/sorties sont imprévisibles

Personne ne semble véritablement s’accorder sur les proportions entres entrées/sorties en lecture et entrées/sorties en écriture pour les postes de travail virtuels. Certains évoquent 50/50, mais d’autres 30/70, ou encore 70/30. En regardant de plus près, chacun risque d’observer les chiffres qu’il veut bien voir. Mais en réalité, ils importent peu. Ce qui compte, c’est de tenir tant des écritures que des lectures.

Les traitements serveurs peuvent parfois être catégorisés comme gourmands en lectures, ou gourmands en écritures. Les ressources de stockage allouées peuvent alors être optimisées pour ces traitements spécifiques. Mais les postes de travail ont besoin d’optimisations en lecture et en écriture. Si ces postes lisent des données 70 % du temps, il n’est pas possible d’ignorer qu’ils écrivent des données 30 % du temps.

La latence affecte les utilisateurs différemment

Avec un serveur applicatif ou de fichiers, que se passe-t-il lorsqu’un système de stockage est sollicité au-delà du raisonnable et perd en performances, ne serait-ce qu’un petit peu ? Charger un fichier ou produire un rapport ou enregistrer quelque chose prend un peu plus de temps. Mais peu importe dans quelle mesure le problème est perceptible : il est limité à l’application concernée, ou à l’opération spécifique en cours au sein de cette application.

Pour un poste de travail virtuel, le même problème prend une dimension tout autre. Ce n’est plus seulement une requête ou un fichier qui semble lent ; c’est tout ! Toutes les applications et toutes leurs fonctions sont affectées. Le clavier, la souris, sont même susceptibles d’apparaître plus lents. C’est toute l’expérience utilisateur qui est pénalisée.

Tout est moins prévisible lorsque l’utilisateur est impliqué

L’utilisateur est une source permanente de sécurité de l’emploi pour les professionnels de l’informatique. Sans utilisateur, le travail serait trop simple – voire n’existerait pas. Sans utilisateur, pas de questions sur la personnalisation du pointeur de la souris, de photos des petits enfants sur le bureau, ou autres tendances locales se propageant de manière virale dans les services internes. Mais les utilisateurs sont là et rendent tout aléatoire, effaçant au passage toute cette confortable prédictibilité qu’apportent les serveurs.

La véritable raison pour laquelle le ratio de 50/50 sur les entrées/sorties du VDI est évoqué est qu’il faut se préparer pour cela. Mais ce n’est pas un équilibre permanent : c’est une ondulation qui ne répond à aucun schéma prévisible. Ajouter les utilisateurs à l’équation signifie qu’il faut changer la manière de se préparer.

Il est donc impératif d’être attentif à leurs tendances, à la manière dont ils emploient effectivement leurs postes de travail afin de construire la plateforme de stockage adaptée, capable d’évoluer pour préserver l’expérience des utilisateurs. D’où l’importance, aussi, des outils dédiés à l’analyse des usages.

Avec nos confrères de SearchVirtualDesktop.com.

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