Airbus

Airbus Helicopters monte en altitude sur son monitoring

Qu’elles soient dans un datacenter privé ou sur le cloud public, Airbus Helicopters assure le monitoring de ses applications avec Dynatrace.

Airbus Helicopters a une présence mondiale avec 20 000 employés, 30 customers centers et réalise 6 Md€ de CA (chiffre 2019). Au niveau informatique, ce sont 250 employés à la DSI qui gèrent 450 applications et les quelque 800 changements qui sont effectués mensuellement sur l’ensemble de ce jeu applicatif.

Suite de l'article ci-dessous

Ces applications sont organisées selon trois axes : conception et développement (CAO, PLM, calcul avec les logiciels Catia, Enovia, Delmia, PTW Windchill, SEEE Electrical) ; industrie et production (gestion de la fabrication, ateliers connectés, accès mobiles, Apriso, Thingworx, Criblaster, BluePower) ; support et services (ERP, e-Commerce basé sur SAP, CRM Siebel et portail partenaires AirbusWorld).

« Le challenge pour le monitoring est donc de contrôler la totalité de ce paysage informatique. »
Alexandre BarbierProduct owner, Airbus

« Cest donc un environnement relativement hétérogène, avec aussi bien des applicatifs web classiques, des applications mobiles et des logiciels plus traditionnels, orientés clients lourds. Le challenge pour le monitoring est donc de contrôler la totalité de ce paysage informatique », résume Alexandre Barbier, Airbus, Product Owner. 

Lobjectif majeur chez Airbus Helicopters a été de trouver une solution, qui permette d’adresser tous les grands axes qu’on attend aujourd’hui d’un monitoring au premier rang desquels la détection d’anomalies et l’alerte autour des incidents.

Quelques logiciels critiques surveillés dès 2011

C’est en 2011 qu’est choisie une première solution, Dynatrace NAM. Il s’agissait de faire du monitoring basique des logiciels les plus critiques du SI, c’est à dire essentiellement ce qui tournait autour du système Citrix pour le partage de connexion avec les partenaires, ainsi que les applications Dassault Systèmes et SAP.

« En 2013, le choix s’est porté vers AppMon pour un premier déploiement, avec l’idée de commencer une analyse de performances », indique Camille Allavena, Application Performance Monitoring Delivery Manager chez Airbus Helicopters. Ce sont les applications des portails client qui ont été choisies, pour lesquelles existe un enjeu majeur en cas de problèmes de performances et de disponibilité. Six applications du portail sont concernées.

Par la suite, Airbus Helicopters a décidé en 2017 d’installer Dynatrace Managed sur lapplication majeure qu’est le portail client, sur les pages d’ouverture de session et d’accueil, pour expérimenter le nouveau système de monitoring de Dynatrace et voir ce que cela apporterait sur une solution contenairisée chez un hébergeur externe.

« L’outil s’étant révélé satisfaisant, nous avons alors généralisé Dynatrace Managed sur l’ensemble des applications critiques de l’entreprise pour fournir des informations de performances et de disponibilité », continue Camille Allavena. « Lintérêt de Dynatace Managed est aussi d’être multiplateforme. Il est déployé sur l’ensemble de nos applications critiques, que ce soit dans notre cloud privé OpenShift, sur nos infrastructures physiques côté datacenter Airbus Heliopters, ou sur du cloud public AWS », ajoute Alexandre Barbier.

Sur le portail AirbusWorld,  plus de 80 web services sont accessibles. Dynatrace aide à décomposer à travers son service Flow, qui est assez complet, quelles sont les interconnexions entre les différentes piles logicielles et également par où va passer l’utilisateur.

Des réponses à des problématiques imprévues

Dynatrace a également permis de répondre à un certain nombre de problématiques qu’Airbus Helicopters n’avait pas identifiées. Dans le domaine marketing par exemple : il est possible de savoir, dans les campagnes marketing, quels sont les articles et les projets qui récoltent le plus d’audience ; ainsi que le pourcentage de clients qui cliquent sur les textes mis en ligne, qui explorent les autres offres de service, et quels sont les services les plus recherchés.

Cela sert par exemple à mesurer l’impact d’une campagne de communication sur les réseaux sociaux pour une semaine donnée. Cela fait partie des résultats sur lesquels Airbus Helicopters n’avait pas, originellement, construit de business case, et qui sont apparus après le déploiement. Une fois le monitoring installé, un recueil des besoins a été réalisé, générant des demandes directement en interne.

Vers le monitoring as a code

« Le top du top serait le monitoring as a code. »
Alexandre BarbierProduct owner, Airbus

Plusieurs volets restent à développer. Le premier est de ne plus seulement aborder les applications critiques, mais l’ensemble des applications sur lesquelles est exigé un certain niveau de service (SLA). Le second volet consiste à aller explorer un peu plus en profondeur la partie Log Analytics et la partie sécurité qui sont finalement assez liées, afin de voir quelles améliorations apporter au monitoring via ces nouvelles sources de données.

Le nombre de KPI est amené à augmenter avec d’autres indicateurs de type temps de réponse. Dernier point, il s’agit d’industrialiser au maximum le travail autour du monitoring, pour s’affranchir le plus possible des tâches de déploiement, de paramétrage qui sont finalement assez répétitives : « nous pourrons alors être plus concentrés sur les problématiques des utilisateurs, la sensibilisation, la formation et arriver à créer une vraie dynamique autour du monitoring », affirme Camille Allavena. « Le top du top serait le monitoring as a code », conclut Alexandre Barbier.

Pour approfondir sur Administration et supervision du Cloud

Close