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ERDF améliore son contrôle de gestion avec QlikView

La filiale d’EDF a décidé de consolider un environnement IT hétérogène pour améliorer ses analyses de données liées au contrôle de gestion opérationnelle. QlikView lui a aussi permis de déterrer des données jusqu’alors inexploitées et d’en améliorer la qualité.

Lorsqu’il s’agit de faire parler la réalité du métier d’ERDF, la filiale d’EDF en charge de la distribution d’électricité en France, et les données comptables du groupe, il est difficile de s’adosser à un environnement IT hétérogène. Face à cette problématique, et pour s’engager dans la transformation financière du groupe, ERDF, via son département contrôle de gestion opérationnelle (et non comptable) – 350 personnes sur le territoire français - a fait le choix de s’adosser à la plateforme QlikView pour accroître ses capacités d’analyse et de visualisation de données.

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Il faut dire que de la donnée, ERDF en possède un volume important. Le département contrôle de gestion gère par exemple les 350 000 raccordements de consommateurs et de clients, « chacun représentant une affaire. Chaque affaire dispose de ses propres informations (montant dépensé en investissement et facturé au client avec la part qui lui revient, le nombre d’heures passé par tels collaborateurs avec tel coût horaire, les achats, les travaux, la date) », explique Philippe Thirion.  La base en charge de gérer les raccordements compte quelque 60 millions de données.

Ces données sont stockées dans un système SAP ainsi qu’une multitude de systèmes métier, développés soit sur mesure en interne, soit achetés sur étagère, mais qui n’ont pas forcément la capacité à dialoguer avec d’autres systèmes. « Le SI n’intégrait pas d’entrepôt de données ; une application SAP centralise les données économiques et comptables. Mais aucune solution pour croiser les données des différents métiers n’avait été mise en place », poursuit-il.

Ces données sont par exemple confrontées à des d’autres d’ordre financières stockées dans des applications tierces, à des données cartographiques (le patrimoine immobilier compte 1100 sites), le parc de véhicules, les ouvrages….. Autant donc de modèles de données et d’applications qui à l’origine n’ont pas d’interactions évidentes. « ERDF avait besoin de consolider un environnement IT hétérogène, avec des modèles de données eux-aussi hétérogènes », constate Philippe Thirion.

Les données, extraites des différents systèmes (« Les extractions sont plus ou moins aisées selon les outils. Et il s’agit d’une difficulté à gérer avec la DSI »), étaient donc traitées dans Excel et parfois dans Access. « Nous n’avions l’analyse élémentaire, nous pratiquions l’analyse agrégée autant que possible. » Mais, et c’est un point clé, les données n’étaient pas croisées d’un système à l’autre.

Dans ce contexte, plusieurs choix étaient possibles, raconte Philippe Thirion : « concevoir des cahiers des charges pour avoir des entrepôts de données et des systèmes, en espérant qu’un jour ils se parlent, ou investir dans des outils de BI comme QlikView ».

« QlikView a donc permis de faire parler les SI de provenance diverse », explique-t-il. La rapidité des traitements de données ainsi que les capacités avancées de croisements font partie des points clés qui ont conduit le groupe à considérer QlikView.

La première application bâtie sur QlikView a été considérée début 2013, le déploiement a débuté au printemps 2014. La mise en  place d’un PoC a permis d’implémenter un premier référentiel ainsi que des bibliothèques de visualisation. Selon Philippe Thirion, les collaborateurs se sont rapidement appropriés l’outil. QlikView est en effet connu pour son approche tournée vers les métiers, avec une prise en main facile.

Une communauté d’utilisateurs pour la gouvernance

Pour autant, pas question de laisser exploser le nombre de rapports ou d’initiatives locales. ERDF a entrepris de fonctionner comme une communauté d’utilisateurs autour de QlikView. « Je ne souhaitais pas qu’une équipe nationale définisse les besoins de collègues qui sont répartis dans les 25 régions. Et je ne souhaitais pas non plus une créativité débridée » où chacun redéveloppe de son côté ce qui a déjà été développé. Un comité a donc été mis en place qui associe les deux profils. Les besoins restent toutefois standards d’une région à l’autre.

Cette approche métier a également contribué quelque peu à soulager les équipes de la DSI d’ERDF fortement mobilisées par de gros chantiers, par exemple liés au Big Data ou au déploiement du compteur communicant Linky, commente-t-il en substance.

La DSI est intervenue sur la mise en place d’un serveur sur lequel sont mises à disposition et partagées les applications QlikView. Elle apporte également le soutien nécessaire à l’utilisation et surtout donner accès aux données. « QlikView n’est rien si on n’a pas les données à injecter dedans », rapporte Philippe Thirion.

Des données supplémentaires et de meilleure qualité

Pour cela, le groupe s’appuie sur des connecteurs, « qui ne sont pas forcément des connecteurs QlikView, mais aussi d’autres développés en interne par la DSI ». Le moteur QlikView fait ensuite la liaison entre les différentes extractions et les placent dans des tables.

Selon lui, QlikView, grâce à son moteur d’association, a également permis de considérer de nouvelles dimensions dans l’analyse des données, comme par exemple celles liées aux spécificités de chaque zone ou territoire. Là où par exemple les contrats d’achat varient. « On valide actuellement la récupération de données plus importante intégrant de nouvelles dimensions pour pouvoir enrichir le regard que nous portons. »

Mais, par effet de rebond, la plateforme a aussi permis de déterrer des jeux données qui jusqu’alors étaient mis de côté, sur lesquels peu d’attention avait été portée. En leur donnant un coup de projecteur, ERDF a pu les intégrer à son équation. Et l’intérêt ainsi porté a poussé les équipes à en améliorer la qualité. « QlikView va donner du relief et de la visibilité à des données que l’on ne regardait pas. Et du coup, elles n’étaient peut-être pas de bonne qualité parce que personne ne les considérait. Aucun retour n’était au final apporté sur ces données. Cela peut permettre un mouvement vertueux », assure-t-il.

 

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