Cet article fait partie de notre guide: In-Memory : quels sont les usages

Kingfisher/Castorama adopte SAP HANA pour consolider son SI et se projeter vers l’ère du Big Data

Géant européen de la distribution – propriétaire de Castorama en France – le Britannique Kingfisher s’est lancé dans un vaste chantier de consolidation. L’occasion de remettre à plat son SI et de se projeter vers le futur. Pour se faire, la DSI a choisi HANA, la base de données in-memory de SAP, désormais moteur de la Business Suite et au cœur de l’offre Big Data de l’éditeur.

Géant européen de la distribution - notamment propriétaire de l’enseigne Castorama en France - Kingfisher s’est lancé en 2013 dans la consolidation de la myriade de systèmes et d’applications actuellement opérés par les différentes entités du groupe. Un chantier traditionnel mais pas que. Sous l’impulsion de Mike Bell, CIO, le projet de consolidation s’est doublé d’une approche prospective et collaborative à l’échelle du groupe : comment profiter de ce mouvement d’ampleur pour projeter le SI de Kingfisher dans le plan de développement de la société à l’horizon 2020 ? Et de faire d’une pierre trois coups : rationnaliser le SI de Kingfisher, être porteur d’innovation technologique pour le business, développer la culture IT du groupe, tant côté management qu’utilisateurs finaux. Mike Bell revendique une approche très ouverte en amont avec – sur la partie levier d’innovation – une interaction forte DSI/métiers où l’apport d’idées neuves et la remontée systématique des besoins se sont avérés fondamentaux.

Au final, le choix s’est porté sur une solution assurant le portage de la Business Suite de SAP – l’ERP au cœur des principaux actifs du groupe – sur HANA, la base de données en mémoire de l’éditeur allemand, vecteur d’innovation en termes d’accélération des processus et d’utilisation en temps réel dans un contexte de Business Intelligence. Le tout sur infrastructure HP.

De fait, Mike Bell, explique que HANA va totalement changer la donne pour son entreprise, en lui apportant la vision unifiée des données produits et de la chaîne d’approvisionnement qui lui avait manqué jusque-là. HANA permet aux entreprises d’effectuer à la fois des transactions et des analyses in-memory, ce qui améliore fortement leurs performances et leur permet d’obtenir des résultats pratiquement en temps réel.

Un apport important pour un acteur d’un secteur traditionnel que l’émergence d’Internet dans le monde marchand a fortement mis au défi. De passage à Paris à l’automne, Mike Bell expliquait ainsi que l’environnement système de Kingfisher était jusque-là typique de la grande distribution en Europe : ayant gagné en volume au fur et à mesure des acquisitions, l’entreprise a accumulé tout un maillage d’applications connectées à de nombreuses interfaces, sans aucune vision d’ensemble de ses produits ni de ses fournisseurs.

« Les choses sont complexes quand on travaille avec plusieurs systèmes différents, impossible de les codifier, impossible de les relier tous ensemble. Or, nous voulions un système commun, des processus communs, des produits communs et des méthodes de travail communes afin de gagner en efficacité, en marge, en trésorerie et en facilité d’utilisation. »

Kingfisher a donc pris contact avec SAP – l’un des fournisseurs sur l’une des entités clés du groupe - en juin 2012 pour commencer le processus amont sur un mode itératif. Identification des problèmes, travail sur les opportunités futures à attendre du SI, mise en perspective du IT dans le développement de l’entreprise : sous l’égide de Mike Bell, les équipes internes étendues aux métiers et les équipes de SAP se sont données le temps de réfléchir.

Un processus qui a abouti à un prototype plus conceptuel que technique avec une étude sur HANA afin de voir dans quelle mesure, la dernière technologie de SAP pouvait résoudre le problème de complexité que traversait Kingfisher. Résultat : « Nous avons exploré cette piste et les chiffres sont déjà impressionnants, alors que nous n’avons travaillé que sur deux de nos entreprises. Nous avons construit le prototype en 10 semaines, en utilisant une quantité de données gigantesque. Cette validation de principe a montré que HANA, en tant que plateforme, peut fonctionner. » De quoi rassurer le groupe qui s’est dès lors consacré au portage de son système vers HANA en tant que pilier du SI et à la mise en place de processus d’innovation rendu possible par le choix d’une plate-forme unifiée à même d’accompagner la simplification du SI et de faire face au défi du Big Data. Un point particulièrement déterminant dans le secteur de la distribution.

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