SAP France a terminé 2012 en beauté

Dans la foulée de très bon résultats mondiaux annoncés mi-janvier, la filiale française de SAP se félicite d’une fin d’exercice en fanfare qui compense largement un début d’année poussif. Et particulièrement encourageant pour la suite, Hana, la technologie In Memory de l’éditeur, séduit de plus en plus de clients hexagonaux.

En dépit d’un début d’année poussif, la filiale française de SAP s’est bien rattrapée en 2012 pour finir tout prêt des 10% de croissance. Certes loin des 14% - à 16,22 milliards d’euros - enregistrés par le groupe au niveau mondial selon

les résultats préliminaires présentés au début du mois. Mais, selon Henri van der Vaeren, Pdg de la filiale

nommé en avril dernier, au final, « 2012 aura été une bonne année » pour la France. Et de mettre en avant la croissance de 21% sur le segment des ventes de licence en dépit d’un premier trimestre difficile, mais avec le support d’un 4

ème trimestre record pour le pays. Le patron de SAP France explique même "qu'avec cette croissance de 21%, la France se positionne dans le top 5 mondial des filiales de SAP ». Un résultat qui s’est construit dans le temps puisque le 4

ème trimestre 2012 restera dans les annales du groupe en France avec une croissance record de 16%. Et encore, Henri van der Vaeren, estime qu’il s’est fait sans trop appuyer puisque « certains dossiers largement discutés au cours de la période n’ont pas encore été signés et concerneront donc 2013 ». Dans le détail, outre les bons 21% de croissance sur les ventes de licence, l’année a été plus compliquée pour l’activité Services en France avec une croissance zéro. Une année jugée de transition puisque la filiale a décidé dès le printemps de se repositionner sur le cœur de métier éditeur et de réorganiser sa relation avec les partenaires pour venir en support. Henri van der Vaeren a travaillé plus particulièrement sur l’application en France du

programme Secure Success, portant sur une forme d’assurance qualité vis-à-vis du client. Déjà expérimenté avec succès en Belgique, il est déployé depuis le début de l’année 2013 en France.

Décollage d’Hana dans l’hexagone En France, comme à l’échelle mondiale, la bonne surprise est venue de Hana, la base de données In-Memory du groupe. Déjà il y a quelques jours, l’éditeur se félicitait dans un communiqué de revenus meilleurs que prévu pour sa plate-forme. Une tendance qui devrait se confirmer dans les mois et années à venir puisque le portage – très important – de la Business Suite (le cœur historique de SAP) sur Hana vient tout juste d’être annoncé en grande pompe. En France, L’Oréal – client clé du groupe – a d’ores et déjà choisi Hana pour accélérer son ERP. L’objectif du géant mondial des cosmétiques est d’optimiser sa gestion financière avec une vitesse accrue (attendue autour d’un facteur 7) des reportings. L’Oréal prévoit dans la foulée de définir un plan MDM (Master Data Management) en complément de cette mise en place pour optimiser les flux de données. Autre compte à avoir choisi Hana au cours du 4

ème trimestre en France : le ministère de l’Economie qui se trouve confronté à une problématique de consolidation et de simplification de son architecture. L’objectif à terme pour le ministère est de pouvoir travailler des données financières en temps réel et avec des analyses très fines. Deux nouveaux projets donc, tandis que chez Vinci et chez Faurecia, les projets Hana débutés en 2012 sont désormais entrés en production. Enfin, la fin d’année a également permis à SAP France de compter un nouveau compte d’envergure parmi ses clients avec Celio. La marque de prêt-à-porter souhaite également adopter Hana dans le cadre d’un contrôle plus important de sa chaîne logistique en la faisant basculer dans le temps réel. Pour Henri van der Vaeren, ce décollage réussi 18 mois seulement après le lancement officiel de la plateforme In Memory de l’éditeur s’explique par les besoins  d’accélération toujours plus présents chez les utilisateurs, mais également par une prise de conscience en interne, chez SAP France, de la densité du portefeuille produits qui s’est considérablement élargi à force de rachats et de développements. Résultat : « il n’y a plus un projet en France où nous ne parlons pas d’innovation autour de la mobilité, du cloud ou bien d’Hana ».

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