
La 3G, attendue en Inde pour l’été 2009, pourrait changer la donne : les opérateurs comptent sur elle pour disposer de ressources en fréquences supplémentaires. Le processus d’attribution des licences vient d'ailleurs d’être précisé. Après quelques échanges parfois peu amènes, entre ministères des Télécommunications et des Finances, ainsi que le TRAI, les enchères devraient être lancées très rapidement.
Très inégaux face à Internet
L’accès à Internet, depuis une chambre d’hôtel, ne pose généralement pas de problème. Mais il ne faut pas compter sur un débit supérieur à 512 kbps : c’est proche de ce qui se fait de mieux en Inde, pour un accès isolé, hors liaison dédiée. Certains FAI font la promotion d’accès à 8 Mbps. Mais il est déjà rare d’atteindre 2 Mbps.
Les grandes entreprises, souvent installées dans des zones dédiées au développement économique, disposent de meilleures conditions, de débit mais aussi de fiabilité. Car c’est bien l’un des soucis liés aux connexions filaires à Internet utilisées par les PME et TPE : il n’est pas rare qu’elles soient coupées, en raison d’une panne de courant ou d’une forte pluie.
Romain Dupuy, qui a installé sa société de développement Internet Spaarth à New Delhi, assure qu’il « vaut mieux prévoir des backups. Le taux de panne de notre connexion à Internet ADSL (2 Mbps) est tellement élevé qu’il faut en avoir une seconde (512 kbps). »
Reste que l’Internet à haut débit est loin d’être accessible partout, la faute à un parc de lignes téléphoniques fixes très limité.
Le point noir du pays : l’électricité

Mais c'est probablement dans le réseau électrique que résident les faiblesses les plus importantes. Harsh Inaniya, ancien employé d’une société de BPO installée à Gurgaon, près de New Delhi, raconte : « l’entreprise a ses propres générateurs électriques. Si l’un d’entre eux tombe en panne, l’un des trois autres prend le relais. » Au final, en plusieurs années au service de cette entreprise, Harsh n’a jamais eu à arrêter son activité en raison d’une panne électrique. Et il en va ainsi de toutes les grandes entreprises installées en Inde : sur leurs campus, il est difficile de passer à côté des Cummins, ces impressionnants groupes électrogènes verts. Romain Dupuy explique que lui non plus ne peut pas se passer d’un inverter ou d’un générateur : « on est obligé d’investir là-dedans. » Investissement initial : huit à neuf cent euros pour faire tenir une quinzaine d’ordinateurs. A l’échelle du seul état du Maharastra, le coût de la production électrique autonome serait de près de 800 000 euros, par jour.
















