Impact 2012 : IBM finalise son offre de gestion de la mobilité avec Mobile Foundation

A l’occasion d’IBM Impact, IBM a formalisé une plate-forme intégrée pour la mobilité qui combine des fonctions de développement, de déploiement, de gestion de parc mobile, et d’administration. Mobile Foundation, nom de l’offre, doit également doter les entreprises des précieuses fonctions d’intégration des outils mobiles à leur SI.

Il aura fallu attendre cette édition 2012 d’IBM Impact. Tout à sa stratégie d’avancer sur le terrain désormais très tendance de la mobilité en entreprise, poussée notamment par la consumérisation de l’IT (ou du phénomène BOYD - Bring your own Device), IBM dégoupille IBM Mobile Foundation, une plate-forme complète de développement, de maintenance, de gestion de parc et d’applications mobiles et d’intégration - son gros point fort. «Je ne connais pas une entreprise qui n’a pas de stratégie de déploiement de mobiles», nous explique ainsi Marie Wiek, General manager de la division IBM Application and Integration Middleware. Histoire d’enfoncer le clou : le mobile est une transformation obligatoire devenue une priorité des DSI. Pas question qu’IBM laisse filer ce marché qu’il évalue lui-même à 36 milliards de dollars en 2015 (selon sa propre étude).

Avec Mobile Foundation, IBM compte ici adresser le cycle de vie complet des applications et des terminaux mobiles. Mais au lieu de rebattre les cartes ou de ré-inventer la roue, IBM a misé sur des briques existantes de son portefeuille et y a tissé des ponts d’intégration, de façon pré-définie. Une approche best-in-class, lâche Marie Wiek, qui pioche aussi bien dans les technologies de développement de Big Blue que dans ses outils d’administration et d’intégration. Et c’est certainement là qu’IBM a une importante carte à jouer. Il s’agit de considérer la mobilité comme un lien avec le SI de l’entreprise, souligne-t-elle. Comprendre ses systèmes, ses données et ses processus.

Worklight + Enpoint Manager

Logiquement, Mobile Foundation, qui apparait ici dans sa version 5.0, vient donc s’adosser à une stratégie qui prend sa source dans deux offres. D’abord Worklight, une société que le groupe a racheté à la fin janvier, et dont le métier est de proposer un environnement de développement et de déploiement d’applications mobiles multi-plateformes. L’offre de Worklight comprend un IDE Eclipse, Worklight Studio et un composant serveur, dont la particularité est de créer des passerelles entre les applications mobiles, les services et l’infrastructure de l’entreprise. «Worklight est un outil de développement et de production d’applications mobiles sur WebSphere Application Server et Tomcat. Avec Worklight, on va pouvoir développer des applications qui sont à la fois Web, natives ou hybrides. L’offre de la société permet de développer une application une fois et de la déployer sur l’ensemble des terminaux. L’application est développée en HTML5, sur laquelle on va déployer un shell afin de pouvoir déclencher les fonctions natives de chaque terminal», commente Remy Mandon, WebSphere France Country Leader, en visite sur Impact.

Intervient ensuite EndPoint Manager for Mobile Devices, qui servira au volet  d’administration de parc mobiles, Android, iOS et RIM. Présentée début février par IBM, cette plate-forme repose notamment sur les actifs de BigFix, une société rachetée par le groupe en 2010, puis intégrée à sa division Tivoli. Endpoint Manager permet également de gérer la brique sécurité de la solution : chiffrement des données, effacement des données, gestion des politiques d’accès au réseau de l’entreprise, provisioning / dé-provisioning, notamment.

Connecter les terminaux mobiles au back-end

Enfin, et c’est un point clé de cette solution, Mobile Foundation embarque également Websphere Cast Iron, qui permet de connecter les composants mobiles aux services et backend de l’entreprise, ainsi qu'à des services et infrastructures de cloud. «Cast Iron facilite l’intégration des applications mobiles au backend ainsi qu’aux plates-formes Cloud. Cela s’adresse à des clients qui vont devoir développer plusieurs applications, avoir trois types de terminaux, le tout connecté à trois back-end différents. Cast Iron accélère cette connexion au back-end», souligne Remy Mandon. En clair, cette brique d'intégration vient fondre la mobilité dans une offre de bout en bout d’administration, en prolongement direct du système d’information.

Reste enfin la tarification. IBM compte se reposer sur deux offres, concernant Worklight et Mobile Foundation. Tous deux seront commercialisés sous des éditions Consumer et Enterprise. «Si le client développe une application destinée aux clients finaux, il développe une application simple, sans MDM (Mobile Device Manager), il opte pour l’édition Consumer. La tarification se fait par application. Dans l’édition Entreprise qui correspond à un mode «business per employee», la tarification se fait au terminal client. Même modèle pour Mobile Foundation», résume-t-il. De quoi porter la problématique de la mobilité au plus près de l’infrastructure IT.

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