Mobilité : les entreprises structurent leurs développements sur un marché plus mature

Une étude d’Appcelerator et de IDC montre les entreprises sont entrées de plain pied dans leur stratégie mobile. Un segment désormais plus mature au sein duquel Android peine à trouver son rythme, freiné par la fragmentation de son éco-système.

Si les entreprises sont entrées dans une phase d’accélération de leur stratégie mobile, c’est toujours iOS reste le choix de prédilection en matière de plate-forme cible. C’est une des conclusions que l’on pouvait retenir d’une étude menée par Appcelerator, éditeur de l’atelier de développement d’applications mobiles Titanium, et le cabinet d’analystes IDC.

Alors que les entreprises étaient en 2010 dans une phase d’exploration de la mobilité, elles ont clairement défini leur stratégie en 2012 et concrétise en 2012, constate Appcelerator. 53% des 2173 répondants (des utilisateurs de la plate-forme Titanium) affirment être entré dans une phase d’accélération, contre 22% pour la phase d’exploration et 17% dans le phase d’innovation. Un marché plus mûr, nombre de développeurs mobiles en hausse, augmentation du nombre d’OS et d’applications supportées et multiplication des entreprises spécialisées dans le développements mobiles, sont autant d’illustrations de la maturité du marché, affirme Appcelerator.

La multiplication des Appstores d’entreprise

Logiquement - et c’est une donnée importante - les développeurs sont de plus en plus sensible au phénomène de la consumérisation de l’IT (le phénomène du BYOD - Bring your Own Device). Si la développement d’applications mobiles est notamment tracté par ce mouvement, il apparait également que l’éco-système souhaite le structurer. Ainsi 39% des répondants affirment avoir un grand intérêt dans les magasins applicatifs d’entreprise. Un segment naissant, rappelle l’étude, mais qui connait déjà un certain engouement : Appcelerator a constaté la multiplication d’acteurs sur ce créneau ces 18 derniers mois, et surtout l’émergence d’offres chez les fournisseurs de MDM (Mobile Device Management) qui s’engouffrent dans la brèche. Lors de l’édition 2012 du Mobile World Congress, Atos avait notamment avancé ses pions sur ce marché avec son offre MyMarket.

Autre enseignement intéressant de cette étude. En dépit de communications du W3C et de Mozilla notamment, HTML 5, s’il se généralise à tous les développements, peine à se positionner comme socle universel du développement d’applications mobiles. Autre illustration d’un éco-système qui se structure, les développeurs préfèrent opter pour des applications hybrides, conjuguant différentes technologies, code natif et HTML par exemple, afin de mieux répondre aux exigences des entreprises. Ainsi l’étude révèle que si 79% des répondants affirment que HTML5 fera parti de leurs outils de développements en 2012, seulement 6% développeront entièrement leurs applications avec HTML5. Quelque 22% opteront encore pour du code natif (Java, Objectif-C par exemple) et un gros 72% choisiront une approche hybride, au sein de laquelle HTML sera bien présente.
 

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Android sur le déclin

Bousculé par iOS, la puissance de frappe commerciale d’Apple, les ventes croissantes de iPad ou des iPhone, Android décline dans les plates-formes préférées par les développeurs. Et depuis juin 2011, l’OS de Google, tant sur les tablettes sur les smartphones suit une courbe descendante. Alors qu’Android était au coude avec iOS au premier trimestre 2011, l’OS a alors creusé son écard avec l’OS d’Apple. En janvier 2012, 79% des développeurs interrogés se sont dits très intéressés par Android (sur les smartphone), contre 82% en novembre 2011 et quelque 86% en juin 2011. Même tendance pour Android sur les segments des tablettes, qui en janvier 2012, s’est fait dépasser d’un courte tête par HTML5. 66% des développeurs affirment être très intéressés par HTML 5 Mobile Web contre 65% pour Android pour tablette.
Pour Appcelerator, «cela est principalement du à la fragmentation qu’Android continue de connaître et que Google semble incapable à enrayer». Un problème qui semble donc désormais handicaper les développeurs à la recherche de davantage de stabilité dans l’éco-système.

En dépit de cette baisse d’Android, on note peu de modification dans l’ordre de préférence chez les développeurs. IOS trône sur ce segment, et 89% des répondants se disent très intéressés par l’IPhone et 88% par l’iPad. Signalons enfin la perte de vitesse des plates-formes Blackberry (terminaux mobiles et tablettes Playbook) qui en janvier 2012 ne sont citées que par 16% et 11% des développeurs. Puis la difficulté de Microsoft de trouver un rythme pour Windows Phone 7 auprès des développeurs. Entre novembre 2011 et janvier 2012, l’OS mobile Microsoft a décéléré de quelques points, pour terminer à 37% des choix ‘très intéressés» des développeurs.

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