Oracle tente de séduire les clients Red Hat avec une version d’essai de Ksplice

Oracle a annoncé une version d’essai gratuite de son outil de mise à jour du noyau à chaud Ksplice à destination des utilisateurs Red Hat. Une façon de séduire la base installée de l’éditeur en agitant, une fois de plus, l’argument de la maintenance Linux. Oracle étend également à 10 ans le support d’Oracle Linux.

Oracle n’en a toujours pas fini de venir titiller Red Hat. La firme de Larry Ellison a annoncé la mise à disposition d’une version d’essai gratuite de son outil Ksplice à destination de la clientèle de l’éditeur au chapeau rouge. Une évidente manoeuvre de séduction de la base installée Red Hat qu’Oracle espère ici détourner du droit chemin.

Ksplice permet aux entreprises d’appliquer les patches de sécurité ainsi que les mises à jour du noyau Linux, sans avoir à redémarrer le serveur et donc, sans avoir à planifier les très critiques interruptions de services lors des opérations de maintenance, explique Oracle. Intégré par défaut dans l’offre de support Premier Support pour les clients d’Oracle Linux, Ksplice se voit donc aujourd’hui greffé d’un support pour Red Hat Entreprise Linux (RHEL). De quoi gifler Red Hat. D’ailleurs fidèle à sa tradition, Oracle n’hésite pas à cogner sur la firme au chapeau rouge dans un communiqué de presse, précisant qu’il est le seul fournisseur Linux du marché à proposer un mécanisme de mise à jour à chaud, qu’il le propose à ses clients depuis septembre 2011, et surtout que la politique de support Linux du groupe offre «depuis le début davantage de valeur» et «des coûts plus bas» - pointant, pour ce dernier argument, vers son comparateur de coûts Oracle Linux Vs RHEL. Et tous les regards se tourner inévitablement vers Red Hat.

Ksplice est tombé dans le giron d’Oracle en juillet 2011. Ce rachat avait à l’époque été considéré comme un moyen de renforcer les services Linux du groupe. Oracle Linux comptait quelques 7 000 entreprises utilisatrices. Le groupe avait également affirmé lors du rachat qu’il ne comptait pas poursuivre la commercialisation de l’offre de service « Ksplice Uptrack » pour les noyaux Linux autres que le sien.

Et justement. Ce n’est pas la première fois qu’Oracle agite l’argument de la maintenance du noyau Linux aux nez de la clientèle Red Hat.  En septembre 2010, Larry Ellison avait ouvertement critiqué l’application des mises à jour du noyau de Red Hat, alors jugées trop lentes, pour justifier le changement de noyau d’Oracle Linux. Initialement bâti sur un noyau compatible Red Hat Comptable Kernel, Larry Ellison a décidé de prendre ses distances avec la firme au chapeau et de remplacer ce noyau par un autre, baptisé Unbreakable Enterprise Kernel,  et optimisé pour les systèmes de la marque.

Ainsi, une fois n’est pas coutume, Oracle espère appâter une partie de la base Red Hat avec Ksplice et les séduire avec Oracle Linux. D’ailleurs le groupe de Redwood Shores a également annoncé rallonger le support de son OS Linux pour le porter à 10 ans (contre huit ans initialement). Alignant Oracle Linux sur le cycle de vie de Red Hat. Décidément Red Hat a bien une épine dans le pied baptisée Oracle.

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