L’Afdel, concentrée sur la présidentielle et l’émergence du Saas

Si le contexte reste incertain, les éditeurs de logiciels n’ont pas trop à se plaindre et doivent appréhender la crise comme une opportunité. Résolument optimiste, l’Afdel poursuit sa croissance dans le paysage des organisations professionnelles liées à l’IT et s’intéresse désormais tout particulièrement à l’émergence du Saas, tendance majeure et re-structurante de l’édition logicielle.

Président d’une Afdel désormais fer de lance de l’édition logicielle en France, Patrick Bertrand (par ailleurs directeur général de Cegid) se veut résolument positif à l’orée d’une année d’incertitudes économiques et politiques. Fort des 300 adhérents – depuis février – qui gonfle ses rangs, il a expliqué lors d’un point presse destiné à présenter les orientations 2012, que « le numérique était un remède à la crise et que l’industrie logicielle était une industrie résiliente et résistante ». N’empêche. Le contexte demeure compliqué et le syndicat d’éditeur note dans son baromètre semestriel réalisé avec PAC (Pierre Audoin Consultants) et CXP que « le second semestre 2011 a porté un coup d’arrêt à la tendance positive exprimée le semestre précédent et les prévisions de croissance ont dû être revues à la baisse à 3,7%, au lieu de 4% ». Dans ce contexte, l’étude montre cependant que « les dépenses Logiciel, qui ont représenté environ 9,7 Md€ en 2011, ont cru davantage que la dépense informatique (1,8%), illustrant la résilience d’une industrie très porteuse d’innovation. 54% des éditeurs ont ainsi relevé une croissance de leur carnet de commandes et 48% anticipent une hausse en 2012 (grands comptes et mid market). »

Mais le syndicat est persuadé que le secteur pourrait encore mieux faire à la faveur d’une politique volontariste de l’Etat. Patrick Bertrand est à ce titre revenu sur les propositions formulées mi-janvier. L’Afdel a mis sur la table des candidats « 20 propositions pour réindustrialiser la France grâce au numérique ». Des pistes qui doivent « aider la France à rattraper son retard dans la digitalisation en cours de son économie ».

Ces mesures ont également été envoyées aux états-majors politiques avec qui l’Afdel affirme organiser des rencontres régulières. Après avoir rencontré des représentants de la majorité parlementaire en décembre, le groupe doit rencontrer des parlementaires du Parti Socialiste le 15 février prochain. « Nous avons constaté avec satisfaction qu’au-delà des clivages, les différents états-majors ont saisi la place que la réindustrialisation de notre pays et les PME doivent occuper dans toute stratégie de croissance. Nous souhaitons également convaincre que l’innovation et l’industrie numérique peuvent être les vecteurs de cette reconquête », explique Patrick Bertrand.

S'impliquer davantage dans l'effort de modernisation

L’Afdel s’ouvre aux services Internet
L’Afdel a annoncé son ouverture aux acteurs du web présentant des similitudes fortes avec l’activité d’éditeurs : réseaux sociaux, moteurs de recherche, webmails, plates-formes etc. L’association explique notamment cette volonté d’élargissement par le développement du Cloud Computing, tiré par le SaaS et le développement des modèles web, qui entrainent une évolution du visage de l’industrie logicielle. 
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Les élections 2012 seront donc le cœur du travail de lobbying des éditeurs de logiciel qui suivront tout particulièrement quelques sujets : les aides publiques à l’innovation et la fiscalité du numérique pour lesquelles le syndicat pousse à une sanctuarisation dans le temps afin de ne pas voir les programmes et contraintes varier en permanence, empêchant toute visibilité et leviers sur le long terme. De plus, l’Afdel souhaite s’impliquer un peu plus dans l’effort de modernisation de la France grâce au numérique. Deux chantiers ont été ouverts avec les pouvoirs publics avec, d’une part, une participation active au sein du Forum National sur la Facture Electronique piloté par la DGCIS, et d’autre part, la création d’un Groupe de travail Open Data en partenariat avec la Mission Etalab, mission rattachée au Premier ministre et chargée de l’ouverture des données publiques.

Enfin, tout nouvellement ouvert aux acteurs des services Internet (voir encadré), l’Afdel souhaite s’impliquer dans le développement du Cloud computing en France. Les éditeurs suivent de prêt les développements en cours sur la construction d’une offre française et souhaitent rappeller que l’essentiel du marché est tirée par le Saas – donc les applications logicielles - et qu’on ne saurait bâtir de Cloud français sans écosystème d’éditeurs. Dans ce contexte, la Caisse des dépôts a lancé un appel d’offres pour une étude sur le marché français du Cloud computing et en particulier du SaaS, à laquelle l’Afel s’est associée. Les conclusions sont censées apporter un éclairage sur les conditions du développement du marché qui permettront de proposer des instruments financiers et des modalités d’intervention adaptées aux attentes des éditeurs.

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