Saas : Google ajoute une assurance disponibilité à ses Apps

Google vient d'annoncer qu'il garantissait un temps de disponibilité de 99,9% aux composants payants de ses Google Apps, via une extension du SLA initialement apposé à Gmail. Un contrat d'assurance et des mesures qui doivent rassurer les DSI les plus frileuses à adopter le cloud computing.

Tandis que les annonces fourmillent dans le cloud computing, Google, l'un des principaux fournisseurs d'architecture distribuée, décide de monter d'un cran dans la crédibilité de ses services applicatifs hébergés et distribués en mode Saas. La société de Mountain View, comme une chiquenaude à la récente arrivée sur le marché d'Azure, a décidé d'entourer d'une garantie de fiabilité et de disponibilité, l'ensemble des applications de ses Google Apps en version payante (50 $ par an et par utilisateur). Amazon, autre grand acteur de ce segment prometteur, avait annoncé le même type d'offre en début de semaine, au moment d'officialiser la sortie de la période de bêta pour EC2, l'un des services phares d'Amazon Web Services. Les trois géants du cloud computing de demain semblent donc se marquer comme jamais.


Initialement proposé avec Gmail Premier, le SLA (Service Level Agreement) de Google portera désormais sur Google Docs, Calendar, Google Site et Gtalk. Le groupe s'engage ainsi à fournir un taux de disponibilité de 99,9%, comme l'explique le « contrat » SLA disponible sur le site.

[Lire notre dossier : Cloud Computing : des services émergent derrière une dénomination enchantée ]

Dans un billet de blog, Matthew Glotzbach, directeur des produits Google Enterprise, explique simplement porter aux autres applications un niveau de service comparable à celui fourni avec Gmail Premier. Et chiffre à l'appui, clame haut et fort que le Webmail de la marque, tient la dragée haute aux solutions d'entreprises de Novell ou d'IBM par exemple, en termes de temps de disponibilité. Entre 10 à 15 minutes de pannes par mois pour Gmail, contre 30 à 60 minutes pour les autres. Des mesures que le groupe s'engage désormais à porter sur les autres composants des Google Apps, qui selon lui, atteignent déjà cette qualité de service.

Au fur et à mesure que les offres d'applications hébergées grandissent sur le nuage, que les fournisseurs de services se diversifie, les utilisateurs payants vont devoir comparer. Et quoi d'autre, hormis la richesse fonctionnelle que le temps de disponibilité comme base de la reflexion.
C'est ainsi tout l'enjeu d'instaurer un SLA pour le nuage qui souffre, pour le moment, d'absence de qualité de service et d'outils de mesure. Aujourd'hui, les fournisseurs préférant jouer sur le volume et la flexibilité de l'offre au détriment du SLA.

La garanti d'un niveau de service est également clé dans l'adoption du Saas par les entreprises. Les DSI étant d'abord frileux à externaliser leurs données, puis à voir reposer leur infrastructure et leurs applications critiques sur des tiers. On les comprend. Cet été, Gmail a connu de fortes pannes, laissant nombre d'utilisateurs, payants compris, sur le carreaux.

Reste encore à savoir si en matière de qualité de services Saas le temps de disponibilité est encore la meilleure mesure.

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