Modules de confidentialité : le W3C veut standardiser les mécanismes

Pourquoi multiplier les outils de protection de la vie privé sur Web, semble aujourd'hui s'interroger le W3C, qui a décidé d'ouvrir un groupe de travail sur les mécanismes de renforcement de la confidentialité (on parle également de modules "Do Not Track").

Pourquoi multiplier les outils de protection de la vie privé sur Web, semble aujourd'hui s'interroger le W3C, qui a décidé d'ouvrir un groupe de travail sur les mécanismes de renforcement de la confidentialité (on parle également de modules "Do Not Track"). Le groupe de travail Tracking Protection Working Group entend ainsi travailler à l'élaboration de normes censées "améliorer la vie privée des utilisateurs" et les doter de contrôles suffisants pour publier ou bloquer leurs données personnelles, selon leurs préférences et leurs profils.

Ces travaux seront réalisés en collaboration avec les éditeurs de navigateurs, les fournisseurs de contenus, les régies publicitaires, les moteurs de recherche ainsi que des experts en protection des données privées, explique le consortium sur son site. En clair, trouver un consensus, sans détériorer les modèles économiques en place de chacun. Le principe d'un module de protection de la confidentialité est de permettre à un internaute de bloquer l'envoi de ses données personnelles vers un autre serveur - de publicité par exemple. Le rendant invisible lors de sa navigation sur Internet.

Des fonctions "Do Not Track" ont déjà été implémentées dans Firefox 4 et dans Internet Explorer. Si Mozilla entend s'appuyer sur une collaboration avec les créateurs de sites  pour mettre en place son mécanisme, Microsoft a préféré quant à lui se reposer sur le principe d'une liste, élaboré par l'internaute, dans son navigateur. Le W3C aura ainsi la lourde tâche de trouver un terrain d'entente, et ce jusqu'à la mi 2012, date à laquelle les premières ébauches de standards devront être publiées.

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