Une nouvelle panne informatique paralyse la bourse de Londres

Pour la seconde fois en un peu plus d'un an, la plate-forme informatique motorisant la bourse de Londres connait une panne d'ampleur qui empêche l'éxécution normale des transactions. La plate-forme TradElect, développée en .Net avec l'appui de Microsoft et Accenture, est en sursis. Elle doit être remplacée d'ici 2011 par une plate-forme développée en C++ et fonctionnant sous Linux et Solaris.

Le système de trading de la bourse de Londres continue de faire des siennes. Ce matin à compter de 9h30, le London Stock Exchange (LSE) a averti de problèmes sur deux de ses plates-formes de trading, puis gelé l'éxécution des ordres automatiques à compter de 10h35. Jusqu'à 14 heures environ, le système informatique de la bourse londonienne est resté dans les limbes sans que le LSE ne puisse fournir plus de détails sur l'origine de la panne.

Depuis plusieurs années, le LSE s'appuie sur un système de trading automatique construit sur une base Windows .Net et baptisé TradElect. Développé avec l'appui d'Accenture et de Microsoft, ce système a déjà connu plusieurs pannes de grande ampleur, dont la dernière remonte à septembre 2008. A cette époque, le LSE avait été paralysé pendant près d'une journée, déclenchant l'ire des sociétés opérant sur le marché londonien.

Windows et .Net bientôt remplacés par Linux/Solaris

Ce n'est sans doute pas une coïncidence, le LSE a choisi de remplacer TradElect dans les mois à venir au profit d'un système baptisé MilleniumIT. Développé en C++ sur une base de système d'exploitation Linux et Solaris et au dessus du SGBD Oracle, MilleniumIT est l'œuvre de la société éponyme basée au Sri-Lanka. Une société dont le LSE a pris le contrôle à 100 % en septembre 2009 pour 30 M$. Créé en 1996, MilleniumIT est un partenaire de longue date d'Oracle et de Sun et emploie 451 salariés, dont deux-tiers de développeurs. L'adoption de sa technologie devrait permettre au LSE de réaliser des économies de l'ordre de 11 M€ par an dès 2011.

Selon le LSE, l'adoption de MilleniumIT devrait non seulement permettre de réduire les coûts opérationnels, mais aussi d'accélérer les cycles de développement. Il faut actuellement entre trois et six mois pour mettre en production une nouvelle mouture de TradElect... Millenium IT devrait aussi permettre d'accroître les performances avec des temps de traitement inférieurs à la milliseconde contre 2,7 ms pour l'actuel système. Des tests récents menés par MilleniumIT sur des serveurs à base de puces Intel Xeon 5500 ont ainsi permis d'obtenir des temps de transaction de l'ordre de 0,130 ms et MilleniumIT espère encore abaisser ce chiffre à 0,09 ms grâce à des optimisations spécifiques.

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