PDC 2009 : avec Silverlight 4, Microsoft taille son moteur RIA pour l'entreprise

A la surprise générale, Microsoft annonce, sur sa conférence pour les développeurs, la version bêta de Silverlight 4, seulement 4 mois après avoir finalisé la version 3 de son moteur de RIA. Au programme, une kyrielle d'améliorations, qui donnent un air très professionnel à la solution. Lien étroit avec SharePoint, intégration à Visual Studio, Silverlight 4 exploitera l'écosystème .Net.

Silverlight met le turbo. A l'occasion de la PDC 2009, sa conférence pour les développeurs professionnels qui se tient en ce moment à Los Angeles, Microsoft a démontré combien il comptait mettre l'accent sur son moteur d'execution de RIA (Rich Internet Applications). En annonçant la bêta 1 de Silverlight 4 (à la surprise générale), Microsoft parvient, dans la même année - Silverlight 3 est sortie en juillet 2009 -, à franchir deux étapes. Un cycle de développement qui sort la démultipliée et livre un impressionnant panel de fonctionnalités. Griffant au passage son rival sur ce créneau, le Flash d'Adobe. La bataille sur le segment des RIA semble donc à nouveau monter d'un cran.

Et c'est un très confiant Scott Guthrie, vice-président de la division .Net Platform, qui donne le ton : Silverlight est installé sur 45 % des machines connectées, clame-t-il.  Histoire de rappeler que les problèmes d'adoption de la technologie sur le poste de travail des utilisateurs semblent se résoudre petit à petit.

Un front-end pour SharePoint

Une fois la version finalisée -  programmée pour la mi-2010 -, Silverlight 4 devrait davantage s'installer dans les applications d'entreprise, explique en substance Scott Guthrie. Une direction que semble suivre également Adobe avec son environnement Flash / Flex, comme en témoignait les applications dévoilées lors de la conférence Adobe Max. Microsoft toutefois affiche clairement ses intentions de faire de son moteur de RIA un front-end pour SharePoint Server 2010 et Office 2010 (dont les version bêtas ont également été annoncées aujourd'hui). "Silverlight est prêt pour l'entreprise", veut croire Scott Guthrie.

Ainsi, pour coller aux attentes des professionnels, Silverlight 4 s'enrichit de fonctions de développement comme des outils permettant d'optimiser l'impression, une série de composants personnalisables et de contrôles d'interface, un support amélioré du databinding (association de données) et le support de .NET RIA Services, un service applicatif qui permet de consommer des données de sources hétérogènes. Scott Guthrie promet également des améliorations côté REST (Representational State Transfer).

Mode déconnecté amélioré

Côté ergonomie, Silverlight 4 supporte le glisser-déposer, le clic droit et le copier / coller. Il offre un accès au presse-papier ainsi qu'à de nouveaux composants matériel (comme la webcam). Le support du HTML est complet, ce qui est capital pour la lecture et la pérénité de documents.

Mais l'un des points forts de la version, un argument susceptible de séduire les entreprises et les développeurs, reste les possibilités offertes en mode déconnecté. Des fonctions déjà présentes dans la version 3, mais que Microsoft a considérablement travaillé à améliorer pour polir cet aspect "desktop" de Silverlight.

Michael S. Scherotter, évangéliste chez Microsoft, explique comment Silverlight permet d'interagir avec les documents placés dans le dossier "Mes Documents" de Windows,  de dialoguer avec des applications Microsoft, comme Excel ou Outlook, les composants réseau ou encore d'accéder à des périphériques USB. Un point qui a d'ailleurs séduit Dan Edgar, un développeur croisé dans les allées de la PDC (voir vidéo ci-dessous).

Un mariage à Visual Studio 2010

Encore une fois, une des forces de frappe de Silverlight réside dans son étroite intégration à l'écosystème .Net Microsoft et à ses outils de développement, comme Visual Studio. Dans sa version 2010, l'atelier de développement de la marque se rapprochera de Silverlight et embarquera notamment un éditeur pour XAML (le langage descriptif d'interface de Microsoft), des projets pré-définis Silverlight, le support du Wysiwyg et un espace de conception dédié au moteur de RIA. Bref une intégration fine entre les deux applications.

Vers un Office Web en Silverlight ?

Au regard des possibilités étendues et du désormais abouti mode offline de cete version 4, on pourrait se demander si les versions en ligne d'Office (baptisées Office Web) ne seront pas à terme motorisées par Silverlight. Au regard des possibilités dévoilées par Scott Guthrie à la PDC (voir la vidéo ci-dessous), la question semble bien d'actualité.

En complément :

Voir également l'entretien vidéo avec Loic Le Meur, patron de Seesmic, qui explique pourquoi il est passé de Adobe AIR à Silverlight 3

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