En avalant Sysload, Orsyp se pose en outsider dans l'automatisation des datacenters

Le rachat de Sysload par Orsyp donne naissance à un poids moyen français dans les outils gestion pour datacenters. Un regroupement entre spécialistes qui vise à créer une suite intégrée, capable de répondre aux solutions des grands acteurs américains.

Un rapprochement franco-français dans l'édition de logiciels d'infrastructures. En mettant la main, dans le cadre d'un rachat amical, sur Sysload, un spécialiste de la gestion des performances dans les datacenters, Orsyp s'affirme un peu plus sur le créneau de la gestion des infrastructures, un créneau où s'épanouissent surtout les gros acteurs américains (CA, HP, BMC, IBM, et plus récemment EMC).

Présent également dans le conseil et les services relatifs à la gestion de production (autour du référentiel Itil), Orsyp est avant tout éditeur d'outils d'automatisation des traitements sur les serveurs (avec Dollar Universe, en capture ci-contre, et Unijob). Une activité qui pèse environ les deux tiers des 32 millions d'euros de chiffre d'affaires réalisé par la société en 2008. En avalant le spécialiste français de la gestion des performances des serveurs, Orsyp étend sa gamme et vise à proposer une suite plus intégrée couvrant mieux les problématiques des directeurs d'exploitation. "En faisant discuter les produits entre eux, on va rendre la gestion des serveurs plus dynamique, explique François-Xavier Floren", le Pdg d'Orsyp. "Avec la virtualisation, on monte à des taux d'utilisation de 70 % sur les serveurs. Se pose alors une vraie problématique de performances et de corrélation de ces performances avec ce qui tourne réellement sur la machine".

Un système qui s'autorégule pour gérer la virtualisation

C'est donc bien une optique de suite intégrée que poursuit le Français, qui vise également à ajouter à ses produits et à ceux hérités de Sysload une couche décisionnelle, "permettant aux responsables d'exploitation de faire de l'analyse de risques et du décryptage de tendances long terme", précise Jean-Michel Breul, le directeur technique de la société. Mais, pour ce dernier, l'objectif numéro un est bien de proposer "un système qui s'autorégule". Et de citer quelques exemples : décaler des traitements non prioritaires en cas de détection d'un seuil de performances ou demander à ESX (l'hyperviseur de VMware) plus de ressources pour telle ou telle machine virtuelle. C'est donc avant tout la complexité née de la virtualisation que tente de cibler Orsyp.

Une approche intégrée dans laquelle se sont déjà engouffrés les grands éditeurs américains. "Mais si nos clients nous disent que le besoin d'un outil de la sorte existe, ils considèrent qu'une telle solution n'existe pas aujourd'hui", explique François-Xavier Floren, écornant au passage les promesses du marketing de HP, CA et autre IBM. Reste que, côté Orsyp, l'intégration des gammes de produits prendra également entre 12 et 18 mois.

Une fusion dans la continuité

Même si les deux éditeurs, désormais unis, ne partent pas de zéro. "Nous travaillions déjà ensemble sur un certain nombre de comptes, où nos produits dialoguent déjà", explique François-Xavier Floren. Concrétement, les 30 personnes de Sysload rejoindront début octobre les équipes d'Orsyp (à la Défense). Les éditeurs sont également tous deux présents aux Etats-Unis (à Boston), où ils uniront leurs forces.

En 2008, Sysload a réalisé environ 5 millions de chiffre d'affaires. Le rachat s'opère à un ratio proche de une fois le chiffre d'affaires, pour partie en numéraire et pour partie par endettement. Sysload amène dans la corbeille sa présence chez un certain nombre de très grands comptes (AGF, Airbus, Alcan, BNP, Calyon, CG77, Essilor, Ministère de l'Intérieur, Orange, Sanofi-Aventis, SFR, etc.).

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