T-Systems France veut céder ses activités intégration de systèmes

mise-à-jour : notre article initial émettait l'hypothèse d'un intérêt possible de Spie pour les activités que T-Systems se propose de céder.

mise-à-jour : notre article initial émettait l'hypothèse d'un intérêt possible de Spie pour les activités que T-Systems se propose de céder. Un commentaire provenant d'un de nos lecteurs (travaillant au sein d'un client de T-Systems) évoque une reprise de la partie SI de T-Systems France par la holding DACP par création d'un nouvelle société baptisée NOVIA SYSTEMS, qui viendrait compléter l'actuel, Effitic (voir nos articles sur la cession par HP de certaines activités d'ED, sur Effitic et sur sa fâcherie avec Prologue). Notre lecteur rappelle pour mémoire que DACP et ses dirigeants sont aujourd'hui en procès avec Prologue, pour la capture d'EDS par EFFITIC. 

T-Systems France, filiale de services informatiques de Deutsche Telekom, a confirmé envisager la cession de ses activités d’intégration de systèmes dans le cadre d’un vaste projet de réorganisation. Ce projet de revente d’une activité qui n’est « plus dans le cœur de métier de l’entreprise » souligne la SSII, concernerait 553 employés sur les quelque 580 que compte aujourd’hui cette division. Le nom d’un éventuel repreneur n’a été mentionné, mais il semblerait logique qu'un acteur déjà proche de T-Systems, tel que Spie Communications, s'intéresse au dossier - Spie Communications, en pleine croissance, achève la digestion des activités d'infogérance d'APX et ne fait pas mystère de ses ambitions de développement sur les métiers de l'intégration. Il faudra toutefois attendre quelques semaines ou quelques mois pour avoir plus de certitudes sur les candidats officiels au rachat de cette entité. 

Dans le cadre de cette restructuration, dont le projet a été présenté les 5 et 11 février au comité d’entreprise, T-Systems envisage également la création d’une nouvelle entité dédiée au secteur de l’aéronautique et de l’aérospatial. Cette entité regrouperait notamment les activités intégration de systèmes dédiées à cet unique secteur d’activités. 

Autre mesure d’ampleur proposée par la SSII, un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) dont la priorité, selon la SSII, serait avant tout le reclassement tant en interne qu’en externe. 

« La France est un marché prioritaire pour T-Systems, nous continuerons à proposer nos services sur le marché français », a commenté Guy Malibas, directeur général de T-Systems France, dans un communiqué. Signe des temps, de plus en plus de SSII s'éloignent des activités d'intégrations, dont les marges sont jugées trop faibles et qui, à moyen terme, sont menacées par l'émergence de géants de l'infrastructure en cloud. En faisant ce choix, ces entreprises prennent toutefois le risque de se couper d'activités encore nécessaires pour épauler leurs clients dans la transition de leur architectures traditionnelles vers des architectures cloud. Car si le rêve d'architectures prêtes à l'emploi automatisées et flexibles est sans doute séduisant sur le papier, dans la pratique il est loin d'être une réalité sur le terrain, ce qui veut dire que des besoins d'intégration à grande échelle devraient encore perdurer pendant de longues années et que chez certains comptes, la raréfaction de ces compétences pourrait tôt ou tard finir par se payer (plus) cher...

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