Le gouvernement britannique nomme un comité des standards ouverts

Après avoir énoncé sa préférence pour les logiciels Open Source, le gouvernement britannique a officiellement concrétisé la création de son « Open Standards Board », un comité des standards ouverts qui devra définir quels standards privilégier ou imposer dans les achats IT du gouvernement.

Le gouvernement britannique a officiellement donné forme à son comité censé définir les usages et la nature des standards ouverts à utiliser dans les administrations du Royaume. Le 15 avril dernier, Liam Maxwell, le CTO du gouvernement britannique, a

annoncé la nomination des 10 membres qui auront la lourde tâche de mettre en musique la politique du gouvernement en matière de standards ouverts. Et surtout d’identifier lesquels utiliser pour orchestrer le IT du gouvernement. Ce « Open Standards Board » est l’un des piliers de la stratégie de support et de respect des standards ouverts et des logiciels libres souhaitée par Francis Maude, Ministre du Cabinet Office. Une politique qui vise logiquement à favoriser l’adoption de l’Open Source et des standards dans le but de réduire les dépenses IT du secteur public. La création de ce comité avait été annoncé en novembre 2012, lors de la publication, très attendue, des « Open Standards Principles », dont l’objectif est de définir un cadre d’interopérabilité entre applications, formats de données et documents pour les administrations. Et surtout de leur en imposer l’usage et le respect dans leurs procédures d’achats IT. Si une administration décide de ne pas appliquer ces principes, elle se doit de demander officiellement une dérogation, expliquent d’ailleurs nos confrères britanniques de Computerweekly. Ce comité sera en charge de la définition de ces standards et du respect de leur application. « Le Board aura pour mission de s’assurer que nos standards ouverts répondent aux besoins des utilisateurs et de mettre sur un pied d’égalité Open Source et logiciels propriétaires. Ses membres évalueront les idées et les propositions que les utilisateurs feront via le Hub [

Standards Hub où les utilisateurs sont invités à s’exprimer sur le choix de standards, NDLR] afin de nous conseiller sur quels standards ouverts implémenter », explique Liam Maxwell dans un billet de blog. Actuellement, le

Standard Hub rassemble 8 thématiques sur lesquelles devra ainsi plancher en premier lieu ce comité. On y retrouve le passage de IPV4 vers IPV6, le transfert d’incidents entre agences, les standards d’interopérabilité des terminaux grand public ou encore l’encodage des caractères et les échanges électroniques. Liam Maxwell présidera ce comité. Il sera associé à des universitaires, à des agents du secteur public et des acteurs du privé (comme John Atherton, le fondateur de Surevine, spécialisé dans l’intranet dit social). Notons également la présence de Jeni Tennison de

l’Open Data Institute. La nomination officielle de ce comité des standards ouverts suit la publication en mars dernier de la première ébauche du

Government Service Design Manual, dans lequel le gouvernement de sa Gracieuse Majesté formalise officiellement sa préférence pour l’Open Source dans les développements informatiques de l’administration.

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