L’évolution de VMware vCHS repose sur des services Cloud hybrides à venir

VMware a apposé sa marque sur l’histoire technologique avec la virtualisation de serveurs, mais l’éditeur doit rattraper ses concurrents du Cloud avec des services dépassant la seule infrastructure afin de réussir à long terme.

VMware était le premier à réussir à virtualiser des machines x86 et a profité d’une position dominante dans la virtualisation de serveurs depuis lors. Les analystes estiment sa part de marché à 80 %, voire 85 %, malgré la concurrence d’Hyper-V.

Alors que les DSI passent de la consolidation de serveurs à l’automatisation et au Cloud, VMware s’est également transformé. L’éditeur propose plusieurs produits de Cloud interne autour de son offre vCloud, qui intègre notamment vCloud Automation Center ainsi que des logiciels de virtualisation de serveurs. Et à l’automne, il est entré sur le terrain du cloud public avec vCloud Hybrid Service. Mais VMware fait face à une concurrence âpre en tant que fournisseur de services en nuage. AWS est le poids lourd de ce marché, avec des centaines de milliers de clients. Et c’est sans compter avec les autres acteurs du domaine.

VMware vCloud Hybrid Service (vCHS) a attiré plusieurs entreprises, mais les prestations de VMware doivent être irréprochables pour séduire véritablement le marché, assurent les DSI. Elles s’avèrent tout particulièrement critiques pour la fourniture de services de reprise après sinistre (DRaaS) et de poste de travail en mode service (DaaS), deux offres présentées lors du lancement de vCHS qui sont toutefois encore en mode bêta bien que VMware ait récemment annoncé la disponibilité générale de son offre de DRaaS.

DRaaS : le meilleur pari pour vCHS

A l’automne dernier, VMware a affirmé que SRM avait encore besoin de capacités multi-tenant pour que DRaaS fonctionne, ce qu’il a concrétisé en temps et en heure. DRaaS sera disponible en bêta au quatrième trimestre et, selon un participant au programme de test, il fonctionne conformément aux attentes. « Il nous fournit le rythme de mises à jour que nous attendons, et nous pouvons déplacer les données depuis et vers le Cloud très rapidement », explique Darryl Dugan, DSI de Nexon America, un éditeur de jeux en ligne basé à Los Angeles. « Actuellement, nous définissions les régions que nous voulons utiliser. »

L’entreprise de Dugan dispose désormais d’une instance Dedicated Cloud Core dans la région ouest de VMware, ainsi que d’une autre dans la région est, ainsi que d’une instance Virtual Private Cloud Core dans la région ouest. « DRaaS avec SRM est probablement la plus grande opportunité actuelle pour VMware », estime Kyle Hilgendorf, analyste chez Gartner. « Je pense qu’ils n’avancent pas assez vite », ajoute-t-il toutefois.

Mais VMware entend aussi proposer du DaaS au sein de vCHS en s’appuyant sur le rachat de Desktone. Si l’éditeur évite de croiser le fer avec AWS, son offre DaaS entrera en compétition frontale avec celle d’Amazon lorsqu’elle sortira de bêta. Et si Amazon a construit une avance indéniable, les clients de vCHS attendent avec impatience une offre DaaS compatible avec VMware View.

La liste de choses à faire de vCHS n’est pas finie

Alors que VMware cherche à étendre vCHS, il doit également en affiner la tarification et soutenir son extension internationale. La tarification Cloud de VMware peut encore changer alors que l’éditeur gagne en expérience en tant que prestataire de service. Pour l’heure, il n’y a par exemple pas de passerelle entre vCHS et le programme Cloud Credits Purchasing utilisé pour l’achat de services avec l’acquisition de crédits prépayés via les partenaires VMware Service Provider Program. L’éditeur indique étudier des pistes d’intégration entre programmes. Mais si le modèle actuel d’achat de packages Core répond aux attentes des premiers utilisateurs, il reste encore à déterminer quel succès il remportera à long terme. Par exemple, certains partenaires indiquent que leurs clients sont troublés par les conditions tarifaires et par la manière dont peuvent se traduire les licences sur site dans ce modèle.

« Nous avons été mieux accompagnés avec [vCenter Operations Manager] et vSphere dans la gestion opérationnelle », explique un VAR ayant requis l’anonymat. « C’est plus facile à gérer. Beaucoup de VARs ont peur du Cloud, sans compter les commerciaux. Un coup de main supplémentaire ne serait pas de trop. »

L’extension internationale est également cruciale pour l’activité Cloud de VMware. Fin janvier, l’éditeur a annoncé la disponibilité de ses services au Royaume-Uni depuis décembre, avec une disponibilité générale d’ici la fin février. « Nous avons vraiment besoin de monter des centres de calcul hors des Etats-Unis avant que l’on puisse vraiment voir ce que le monde en pense », explique Bob Plankers, architecture virtualisation et Cloud d’une université du midwest américain, et client VMware.

Traduit et adapté de l’anglais par la rédaction.

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