Capgemini inaugure son premier Lab’Innovation en Ile de France

C’est le 33ème dans le monde, mais le premier en Ile de France, le Lab’Innovation Capgemini de Suresnes a officiellement ouvert ses portes. A la fois showroom mais surtout espace de travail collaboratif et Fablab, il se pose comme un laboratoire d’idées pour les clients de la SSII.

Accueil assuré par un robot Nao, lunettes de réalité virtuelle Oculus Rift, Google Glass et objets connectés tous azimuts, voilà qui détonne avec l’image traditionnelle que l’on peut avoir de Capgemini, la SSII de référence sur les grands projets informatiques. La première SSII française veut donner une image d’innovateur auprès de ses clients et elle a choisi de le faire au travers de ses Lab-Innovation. Décor façon Google Plex et dispositifs multimédias de pointe, ces mini-incubateurs sont conçus pour que les équipes et les clients de Capgemini puissent étudier et prototyper les services de demain. Jérôme Siméon, directeur général de Capgemini souligne l’enjeu de ce réseau de laboratoires dont Suresnes est le 33e dans le monde : « Il ne faut pas voir ce Lab comme un simple lieu physique, mais un composant de notre réseau de labs connectés. C’est une fenêtre sur le réseau d’innovation de Capgemini. »

Le lab façon Capgemini n’est pas conçu comme un lieu où les informaticiens en inter-contrat de la SSII vont venir passer le temps, mais bien comme un outil productif. Une dizaine de permanents accueillent les clients pour leur présenter les technologies les plus en pointe, mais surtout pour imaginer avec eux comment les exploiter dans leur business. « Ce Lab a été créé en premier lieu pour nos clients », martèle Jérôme Siméon. « Le digital est aujourd’hui au cœur de l’agenda de tous nos clients et ils ont une très forte attente sur notre capacité à les accompagner dans ces projets, mais aussi dans leur capacité à innover et surtout leur démontrer de manière très pragmatique ce que telle ou telle technologie peut leur apporter dans leur business. Nous leur offrons un lieu où ils peuvent venir voir ces technologies, échanger, travailler. »

Un outil d’image vis-à-vis des clients mais aussi des jeunes informaticiens

Un autre objectif pour Capgemini est clairement lié aux ressources humaines. « Il était important de pouvoir offrir à nos collaborateurs un espace où ils peuvent montrer ce qu’ils font, voir ce que les autres collaborateurs réalisent. Nous souhaitons mettre en avant leurs talents. Ce sera une vitrine pour eux », conclut Jérôme Siméon. Une vitrine utile pour les valoriser, mais aussi utile pour la SSII afin d’attirer les meilleurs ingénieurs sur les technologies de pointe, des talents qui rêvent plus à Palo Alto qu’à Suresnes.

Ce 33e Lab’Innovation Capgemini n’est pas le premier en France puisque la SSII en compte désormais 6 qui mobilisent environ 150 personnes. On peut d’ailleurs s’étonner que la région parisienne et le quartier de la Défense voisin, riche en sièges sociaux, n’ait pas bénéficié d’un tel investissement plus tôt. Capgemini en a déjà mis un en place à Lille sur la thématique du Retail, un autre à Toulouse autour de l’innovation en aéronautique. Ceux de Lyon et Grenoble s’intéressent davantage aux nanotechnologies et à l’industrie tandis que celui de Nantes étudie les applications Smart Cities et du secteur de l’assurance. Jean-Claude Guyard, directeur des Lab’s Innovation de Capgemini en France précise comment il choisit les innovations qui viennent dans ces laboratoires Capgemini : « Nous avons déjà accueilli 400 clients dans nos labs depuis le début de l’année. Ce sont eux qui sont nos premières sources d’influence quant aux domaines présentés. Nous leurs présentons les innovations puis nous creusons avec eux sur un ou deux sujets plus spécifiquement. Une autre source d’inspiration vient de la veille que nous menons sur Internet et sur notre mur Twitter. Une troisième source d’innovation pour nous, ce sont les startups. Ainsi, hier j’étais chez Oledcomm, une startup française qui fait du LiFi à 1 Gbits. On va déployer un démonstrateur dans notre fablab et nous verront si nos clients adhérent à l’idée. »

 

Capgemini propose aux industriels une application de pilotage distant de drones pour surveiller leurs installations.

 

Réalité virtuelle et drone : Capgemini innove sur des domaines où on ne l’attend pas

La vocation du Lab’Innovation de Suresnes est plus large et se veut multi-sectorielle. On y croise ainsi un robot Nao capable de reconnaitre un client en allant piocher les données sur Salesforce.com, un dispositif potentiellement exploitable en point de vente. Toujours pour le secteur de la distribution, le Lab’Innovation présente un mur d’images connecté pour la distribution, ou encore les usages des objets connectés et des Google Glass dans le secteur de la santé.

Plus étonnante, la démonstration de l’application DiALM réinvente la gestion des équipements industriels. Cette solution Capgemini, acronyme de Digital industrial Asset Lifecycle Management, est basée sur la plateforme ALM d’Aveva. Elle est notamment mise en œuvre en Angleterre pour la gestion du parc de réacteurs nucléaires présents dans le pays. A Suresnes, les ingénieurs se sont amusés à interfacer cette application à des lunettes de réalité virtuelle Oculus Rift, si bien que l’on peut se balader en 3D sur le site industriel et obtenir les données sur tel ou tel équipement d’un simple mouvement de la main grâce à un capteur de mouvement Leap Motion.

Enfin, Capgemini peut surprendre ses clients là où on ne l’attend pas, en proposant un système de contrôle à distance d’un drone via le Cloud (une application de surveillance développée avec le Lab’Innovation de Nantes). Jean-Claude Guyard explique le cas d’usage imaginé par les ingénieurs de Capgemini : « En cas de problème sur un site industriel distant, le service de sécurité pourrait envoyer un drone en première analyse. La valeur ajoutée de Capgemini n’est bien évidemment pas dans le drone, par contre nous avons utilisé le Cloud comme intermédiaire avec le drone. » Ainsi Jean-Claude Guyard a pu montrer que le contrôle du drone Parrot sur le site de Nantes est possible depuis Suresnes, via une simple tablette numérique, connectée via Internet. « Pour prendre cet exemple, nous sommes aujourd’hui capables de présenter cette solution à nos clients, personnaliser pour lui l’application et trouver de nouveaux usages avec eux. Nous avons ainsi imaginé coupler un drone Bebop de Parrot avec des lunettes de réalité virtuelle Oculus Rift pour des industriels qui pourront faire des inspections de cheminées hautes ou d’installations industrielles. On se positionne auprès d’industriels comme Rio Tinto en tant qu’intégrateurs pour leur proposer de tels usages. » Capgemini en pointe sur les drones, qui l’aurait cru ?

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